Un futur sans "next gen" pour le jeu vidéo ? - Podcast #64
Photos (expo Ghost in the Shell) ; vidéos (reportage d'Alex Pilot !) ; sondage ; liens ; textes bonus… TOUT sur le dernier podcast Pixel Bento !

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Et si l’avenir du jeu vidéo, c’était le rétro ?
Parce qu’à la vitesse où vont les choses, on ne sait pas trop quand la prochaine génération de consoles va arriver, ni à quel prix ! 😭 Avec une industrie de l’IA qui dévore les composants nécessaires à la fabrication de nos machines tel un ogre affamé ; des fabricants de processeurs qui vendent des promesses graphiques aux allures de cauchemar (vous avez du entendre parler de l’epic fail médiatique de l’annonce du DLLS 5 !) ; et le prix des PS5 qui explose une seconde fois… on se dit qu’on est bien mal barré.
En fait, pour être tout à fait honnête, on ne sait même pas si on a vraiment envie (ou besoin) d’une nouvelle génération de consoles ! C’est le sujet de notre MATSU - la portion la plus calorique en pixels du podcast - où toute l’équipe fait le point sur la next gen et s’interroge sur ses envies quant à l’avenir de notre média.
Une petite faim pour un reportage plein d’amour et de rétro ?
Alex Pilot à la réalisation, Jojo au montage, Axel au mix… La chaîne TV Nolife renaît de ses cendres un bref instant pour Pixel Bento et Nolife Z (un rendez-vous mensuel à ne pas manquer sur Twitch) !
Un immense merci à Alex pour avoir une nouvelle fois accepté de diffuser - en audio dans le podcast, et en vidéo dans cette newsletter - l’un de ses reportages. Celui-ci a été tourné fin février à Meaux, lors du festival Retro Gaming Play 👇
Petit point sur la campagne Kickstarter (présentée dans le reportage 👆) de Frédérick Raynal, légendaire développeur français de classiques tels que Alone in the Dark et Little Big Adventure !

Le financement participatif du remake sur Mega Drive de son "vieux" casse-briques PopCorn (accompagné de son périphérique dédié) a levé - au moment où j'écris ces lignes - 40 000 euros sur les 60 000 nécessaires à sa concrétisation. Si vous souhaitez en savoir plus sur ce projet, cliquez-ici, il reste une quinzaine de jours pour le soutenir.
Dans les coulisses de la création des anime Ghost in the Shell
L'arrivée imminente (en juillet) de la nouvelle série Ghost in the Shell, mais aussi le fait que le long-métrage de Mamoru Oshii ait fêté ses 30 ans fin 2025, a une nouvelle fois propulsé cette franchise culte sous les projecteurs.
Une énorme exposition consacrée à l’auteur du manga, Masamune Shirow, a ainsi ouvert ses portes en 2025 - je lui avais dédié un article intitulé Le cyberpunk s’invite à Tokyo ! - et tout récemment ce sont les nombreuses adaptations anime qui étaient à l’honneur au Japon de fin janvier à début avril.


















Il est maintenant temps de s’intéresser à nos TAKE !

C'est Nicolas qui ouvre le bal avec Resident Evil Requiem, jeu dont j'ai déjà pu parler dans cette newsletter en le rapprochant d'un certain type de cinéma, plutôt porté sur l'hémoglobine !
Dans le podcast, c'est toute l'équipe qui craft des avis aussi tranchés que peuvent l'être des zombis face à un Léon adepte de la machette ! On évite au maximum de spoiler le jeu, tout en soulignant le remarquable travail de Capcom sur un titre qui se réapproprie les piliers d'une franchise mythique ayant connu des hauts et des bas.
Marc enchaîne avec Mushishi (蟲師, alias "Le Maître des Insectes"), et tout particulièrement la série animée diffusée de 2005 à 2006. Basée sur l'oeuvre illustrée et scénarisée par la mangaka Yuki Urushibara, on y suit les pérégrinations de Ginko, qui a la particularité de percevoir les mushi. Contrairement à ce que le kanji 蟲 pourrait laisser penser, ce ne sont pas des insectes, mais des créatures surnaturelles capables d'impacter tragiquement la vie des humains à leur proximité. Une série dont Marc nous parle avec passion et émotion.
Enfin, de mon côté, j'ai finalement craqué et acheté Ninja Warriors: Once Again après avoir tant aimé l'incroyable remake de Kage, alias Shadow of the Ninja: Reborn, bijou de gameplay auquel j'ai consacré une newsletter en 2024.
Ninja Warriors: Once Again est sorti en 2019. Mais tel un ninja, il restait tapi dans un coin de ma mémoire, prêt à surgir à la moindre éclaircie sur mon planning. Beat'em all aux personnages variés et à la jouabilité exigeante, il se démarque aussi par ses superbes graphismes au pixel art 16-bit, devenus la signature de TENGO Project.
On doit à cette équipe de vétérans ayant débuté dans les années 80, d'autres réussites telles que Pocky & Rocky Reshrined (2022) et WILD GUNS Reloaded (2016).
Le classique méconnu que je mentionne dans le podcast comme étant le titre que j'adorerais voir remaké par cette équipe, s'appelle Shatterhand ! Cliquez-ici pour voir une vidéo du streamer américain Grand POOBear en train de découvrir le jeu sur NES.
Cette newsletter dédiée à l’épisode 64 du podcast Pixel Bento touche à sa fin !
Merci à toutes et à tous de l’avoir lu jusqu’au bout, de nous écouter aussi, et de régulièrement participer en laissant de savoureux commentaires en fin de newsletter, dont je partage régulièrement des extraits dans le podcast 😊
C’est toujours un plaisir de vous lire, alors n’hésitez pas !
Et pour conclure, voici deux vidéos sur des sujets abordés par Marc en toute fin de podcast : l’histoire invraisemblable d’une bande originale Resident Evil qui a fait jaser, et celle des studios qui ont contribué (très tôt) à créer la légende de la Mega Drive !
PS : Un immense merci à Marc et Alex pour leurs photos ! L’image de Mushisi est issue du site IMDB, celle de Ninja Warriors: Once Again de sa page Steam ; la capture d’écran de Resident Evil: Requiem ayant été réalisée par mes soins sur PS5, à partir d’une version fournie par l’éditeur.




Je cherche également à diversifier mes loisirs et à accorder de nouveau une place plus importante à la lecture et au cinéma, ne serait-ce que pour diminuer ma pile of shame et faire du tri pour faire de la place à de prochaines lectures.
Je me tiens également éloigné de ses abonnements qui offrent une quantité atronomique de contenu. Je sais que je passe à côté de beaucoup de séries TV et animés mais je me suis vu ne pas savoir quoi regarder sur Netflix et j'ai préféré arrêter. Il faut savoir choisir et j'ai choisi la lecture, le cinéma (au cinéma ou sur les plateformes de streaming gratuites telles France TV et ArteTV) et les jeux vidéo.
Je gagne du temps en me déconnectant des réseaux sociaux. J'ai désinstallé les applications de mon téléphone et je les réserve sur la tablette pour ne les consulter qu'à des moments clés et plus de manière compulsive comme par le passé. Scroller pour scroller me prenait du temps que je ne pouvais consacrer à mes loisirs. J'y voyais même une forme d'addiction à scroller sans but précis et me faire attraper par ces algorithmes. Cela ne me manque absolument pas.
Ce fameux "pas de côté" que je mets en place est l'étape du suivante du "patient gamer" selon moi. Il ne s'agit même plus d'attendre que le prix baisse, que le jeu soit patché et donc terminé pour enfin y jouer. C'est vouloir m'imposer un code et le tenir pour davantage profiter. Je pense que c'est aussi une forme d'acceptation que je ne ferais pas tous les jeux qui existent. Mais cela permettrait également de nourrir cette envie de regarder dans le retroviseur et de découvrir ces grands jeux que je n'ai jamais fait pour mieux appréhender les jeux qu'ils ont influencés.
Et je pense qu'ainsi je profiterai également de ce craquage imprévu, de ce jeu que je ne voyais pas venir et qui m'a cueilli tel Devil may Cry 1 lorsque je regardai GameOne le 03 novembre 2001. Ce test import en 3 parties m'avait convaincu; je devais jouer à ce jeu.
Sache enfin que ton travail de dénicheur de pépite paye puisque ce cher Hubert d'Origami à parler de Derelict Star dans la dernière vidéo de Wishlist. Il l'a découvert via ta newsletter et ton compte BlueSky.
Au fil des mois, vous êtes devenu avec le Cosy Corner le podcast que j’attends le plus. Chaque épisode est un bonbon qui passe immédiatement devant tous les autres podcast. Il me fait l’effet de ces magazines qui arrivaient dans la boîte aux lettres dans mon adolescence. Une surprise et une joie qu’un nouveau numéro soit publié. Merci de nous transmettre votre passion pour le Jeu vidéo et la culture japonaise. Vos impressions sur les expositions sont une plus value à d’autres podcast ou émissions traitant de l’actualité japonaise. Vous vivez au Japon et nous en faites profiter comme si nous étions avec vous. La newsletter apporte une plus value énorme à ces compte-rendus.
C’est pour cela que je n’en pouvais plus de ne plus commenter cette newsletter. J’ai donc décidé de réactiver mon compte Substack en attendant de trouver une application plus compatible avec mes opinions.
Je vais donc commenter plusieurs newsletter que j’ai lu ces derniers mois. Préparez-vous M. Falcoz !
Concernant l’avenir du jeu vidéo, j’ai choisi le pas de côté. Je me sens un petit peu étouffé par le nombre de sorties toujours plus important chaque année, par ma pile au shame qui s’allonge sans jamais diminuer, par ce risque permanent de picorer plutôt que de jouer comme si je zappais à la télévision dans les années 90-2000.
Je suis également à un moment de ma vie où je vois disparaître des êtres qui me sont chers et où je vais voir arriver des êtres qui me sont déjà chers. Mes priorités évoluent et je ne veux pas que le jeu vidéo disparaisse de mon quotidien. Il me fallait donc faire un choix et j’ai choisi de dire ralentir le rythme.
Cela va trop vite et avec l’IA générative qui pourrait intervenir (c’est un peu déjà le cas) dans le développement d’un jeu vidéo alors qu’il n’en a pas besoin; je me dis qu’il faut attendre, regarder et analyser avant d’acheter. Je vais donc faire des choix de consommateurs plus réfléchis qu’avant et attendre les retours des autres.
Cette course technologique est une fuite en avant qui ne mène nulle part. La génération PS5 a 6 ans et les jeux marquants ayant construits l’identité de la PS5 sont peu nombreux. Je persiste à croire que ce sont des exclusivités qui font l’identité d’une console et la PS5 en manque cruellement. D’autant que j’ai encore des jeux PS4 à faire donc je n’ai aucun intérêt à jouer à une PS6 avant au minimum 2035. Ce qui pourrait au final me faire passer une génération de console. Si la rétrocompatibilité est maintenue de génération en génération, il est encore plus intéressant d’attendre.
Je me suis imposé pour cette année 2026, de revenir à cette époque où nous n’avions pas autant de jeux et pas les moyens de jouer à tous les jeux qui sortaient. Je vais donc m’imposer l’achat de 3 jeux vidéo, pas un de plus.
Je les achèterai et les ferais immédiatement pour ne pas les poser sur cette pile de 571 jeux. Et si je veux jouer davantage, je jouerai à cette pile of shame où des classiques intemporels se trouvent et auxquels je n’ai toujours pas joué (je vous vois FF7, Chrono Trigger…). Je me suis dis que je n’ avais pas encore besoin de jouer à des jeux qui sont inspirés par ces grands jeux alors que je ne les ai pas fait.
Ces jeux de 2026 sont déjà choisis : Minishoot Adventure, Mina the Hollower et le nouvel épisode d’Onimusha. Un AAA et deux jeux indépendants.
Et je me suis rendu compte que mon attirance pour le jeu vidéo aujourd’hui se tourne de plus en plus vers le jeu vidéo indépendant d’inspiration rétro. Je m’émerveille devant des pixels rappelant la Super Nintendo plutôt que devant un jeu vidéo 8K HDR Ray Tracing avec DLLS 5 activé. De toute manière, ma TV Full HD de 2008 fonctionne encore parfaitement donc je n'ai pas besoin de tout cet enrobage graphique.
Je tenterai de m’y tenir bien que Pragmata me fasse de l'œil. Je cherche aussi l’originalité ou le fameux “pas de côté” du jeu vidéo. Et Pragmata coche parfaitement cette case.
En m’imposant ce retour à un nombre d’achats limité, je ralentis le rythme avec l’intention de davantage en profiter plutôt que d’y jouer pour cocher une case sur une liste comme j’avais tendance à le faire.
Je réagis aussi sur le TAKE de Marc. J’ai découvert Mushishi en 2006 durant la grande période du Fansub. J'étais attiré par l’esthétique qui me donnait l’impression de voir un film d'inspiration Ghibli. Et j’ai été profondément bouleversé par ces histoires douces, amères, mélancoliques, tristes… Mon regard sur la nature a été influencé par Mushishi et certains épisodes sont gravés en moi à tout jamais. Je ne regarde plus les arc-en-ciel de la même manière depuis 20 ans, car comme un certain personnage, je cherche à repérer l’endroit où naît un arc-en-ciel lorsque j’en vois un. Cet anime est dans mon top 5 aux côtés de Trigun, Gankustsuou, Samurai Champloo et bien sur CowBoy Bebop.
L’animation et la musique couplé au rythme lent font de Mushishi une série en tout point mémorable. Rien que d’écouter Marc en parler et d’écrire ce paragraphe m’a donné envie de la regarder à nouveau.
Merci pour cet épisode. J'ai déjà hâte de voir le numéro 65 arriver dans ma boîte aux lettres virtuelle.