Super Vieilles Boîtes
Redécouverte et partage de quelques-unes de mes boîtes de jeux favorites (et clin d’œil à l’émission Super Vieux Jeux de Origami).

J’ai eu l’idée de cette newsletter grâce à l’une des émissions d’Origami.
Il s’agit bien sûr de Super Vieux Jeux, et tout particulièrement de l’émission de début Juin, où l’équipe partageait ses “30 jaquettes rétrogaming préférées“ ! Sa thématique a tout de suite inspiré l’envie de partager à mon tour une dizaine de mes jaquettes favorites. Mais il fallait pour cela attendre quelques mois et mon retour estival en France pour voir la famille et les amis.
Parce que lorsque j’ai déménagé à Tokyo il y a de cela maintenant 8 ans, j’ai du laisser derrière moi un certain nombre de choses, dont mes (super) vieilles boîtes de jeux.
Mes boîtes de jeux favorites ont toutes un point commun : ce sont des rescapées.
Faute de place, à force de déménagements (celui au Japon ayant été le plus dévastateur pour mon petit cœur matérialiste), de pragmatisme aussi, j’ai dû me séparer au fil du temps d’un certain nombre d’objets, dont des boîtes de jeux.
Celles que je conserve encore aujourd’hui sont donc spéciales. Si elles ont échappé au billot c’est pour des raisons précises que je vais maintenant explorer et partager avec vous dans cet article !
Cette boîte Famicom de Final Fantasy III avec son illustration dessinée par l'immense Yoshitaka Amano est bien entendu, d'un point de vue purement artistique, sublime. Mais cette boîte Famicom possède aussi, je trouve, le format idéal pour une boîte de jeu (celui de la Sega Mark III, la Master System japonaise, pour en avoir vu des millions chez Marc, n'est pas mal non plus !). Petite, mais pas trop ; facile à ranger, mais avec une surface suffisante pour que ses visuels de jaquette ne se sentent pas trop à l'étroit ; une boîte Famicom est un objet des plus attirants. Aussi facile à collectionner qu'à exposer dans une bibliothèque (ou une ludothèque), surtout quand la boîte en question vous a été offerte par Alex Pilot à l'époque de Nolife, après l'avoir faite dédicacer par Nobuo Uematsu, le compositeur mythique de la saga Final Fantasy (entre autres) !
Ce River Raid, un classique du shoot’em up occidental, a été créé et développé par Carol Shaw pour l’Atari 2600 en 1982, avant d’être adapté sur de multiples machines dans les années qui suivirent. Elle ne travaillera finalement que six années dans le jeu vidéo, entre 1978 et 1984, pour Atari puis Activision, mais ce fut suffisant pour qu’elle laisse son nom dans le panthéon des noms marquants de l’industrie. Chose dont je n’avais absolument pas conscience à l’époque.
J’aime beaucoup cette jaquette de la version MSX, qui m’avait fait rêver étant gamin par son côté délicieusement premier degré rappelant étrangement une scène de Top Gun Maverick ! Mais aujourd’hui le fait que le nom de Carol apparaisse de façon aussi proéminente (à la manière d’un film de John Carpenter) - ce qui n’était pas le cas de la version Atari 2600 - en dit long sur la réputation qu’elle et son jeu se sont taillés en l’espace de quelques années ! Je suis très heureux de posséder cette (toute petite) boîte, tout juste assez grande pour contenir… une cassette !
Une jaquette en forme de dossier Top Secret, pour un titre parmi les moins connus de l'éditeur qui nous a offert des classiques tels que Another World et Les Voyageurs du Temps ; deux jeux aux jaquettes mythiques (c'est le mot) créées par Eric Chahi. Du coup, celle de Operation Stealth contraste de façon saisissante par son côté épuré. Ce jeu d'aventure point & click est aussi, à mon sens, un titre quelque peu oublié du genre et de la ludographie Delphine. Je l'avais beaucoup apprécié à l'époque de sa sortie. Une époque où le jeu d'aventure était roi, et le jeu vidéo trouvait quelque part sa "voix" par le truchement des dialogues truculents que l'on assemblait à l'aide de sa souris.
Tout est délicieusement nineties dans cette jaquette Konami. La composition de son illustration, le design du vaisseau spatial, la présence d’un ennemi tout ce qu’il y a de plus comic book, mais aussi le titre du jeu - Axelay - qui pourrait être le nom d’un groupe de demomakers ou d’un artiste du graph.
Cette jaquette Super Nintendo est aussi celle d’un des rares shoot’em up SNES à pouvoir redorer le blason de la 16-bit Nintendo face à ses concurrentes bien mieux fournies en shmups de légende, comme la Megadrive et la PC Engine. Je vous avoue avoir un petit faible pour les jaquettes de shoot’em ups (Gradius ! Salamander !). Et malheureusement, ce genre “niche” (et culte) s’est imposé comme l’un des plus onéreux de la scène rétro lorsque l’on cherche à mettre la main sur un jeu avec sa boîte 😭
Je note avec amusement que les boîtes que j’ai redécouvertes à la sortie des cartons (ou rayons de bibliothèques) qui les abritaient illustrent assez bien les “périodes” que j’ai pu traverser dans les années 80 / 90, et les genres qui m’ont obsédé. Ces deux jaquettes ont été créées par Steve Purcell (qui lancera quelques années plus tard la série Sam & Max chez LucasArts) dans un style qui rappelle celui des affiches de films et des couvertures de romans d’aventure des années 80.
Les deux premiers jeux de la série The Monkey Island, et tout particulièrement le second volet, font partie de mon panthéon personnel. Il m’arrive de me rappeler de façon fortuite (”out of the blue“) certaines scènes de ces jeux pour immédiatement me retrouver à glousser. Ces titres sont une source inépuisable de joie, une fontaine de bons mots et d’hilarité. Rien d’étonnant, donc, à ce que ces jaquettes (Amiga et PC) trônent tout en haut de ma “bibliothèque française” !
Et si on riait en shootant ? C’est possible avec la série Parodius de Konami ! Les jaquettes Konami, surtout celles sur MSX, ont illustré mes rêves et désirs de jeux pendant des années. Dans les pages des magazines ou durant mes trajets de retour de Paris vers Marne la Vallée après avoir acheté un jeu MSX dans une boutique spécialisée, mon imagination a investi ces visuels au point de pouvoir matérialiser boîtes et pixels !
Une boîte comme celle de Gokujō Parodius, ici dans sa version japonaise Super Famicom, dont la folie explose de mille couleurs, est autant une promesse qu’un contrat signé avec le joueur. Celui de pouvoir passer un bon moment en compagnie de quelques-unes des mascottes les plus populaires des séries Konami, comme le pingouin Pentaro ou le vaisseau Vic Viper, sans oublier toute une galerie de personnages aussi barrés que la saga comme les cochons angelots Michael et Gabriel, les poissons-lunes Mambo et Samba, ou les “bunny“ en petites tenues Hikaru et Akane (parce que pourquoi pas) ! Ce grand n’importe-quoi s’affiche joyeusement sur la jaquette de cette Super Vieille Boîte de 1994, achetée lors d’un voyage au Japon bien longtemps avant que je ne m’y installe.
La PC Engine est une machine qui m'a longtemps fait rêver et que je n'ai pu acquérir que bien longtemps après avoir parcouru les pages des magazines (publicités et tests) que je (re)lisais et (re)feuilletais encore et encore au début des années 90. Super Star Soldier et bien d'autres boîtes PC Engine au format CD (même si cette boîte contient en fait une HuCard) ont été achetées avant même d'avoir la console, au gré de mes voyages au Japon, qu'ils soient professionnels ou non. Chiner à Akihabara à une époque où ça valait encore le coup, où les jeux (et les shoot'em up) n'étaient pas encore devenus des investissements pour se contenter d'être des jeux ; cette boîte appartient à la famille (nombreuse) des "j'ai bien fait de l'acheter à l'époque".
Pour ce jeu, et tout l’amour que je lui porte, à lui et au personnage qui orne sa jaquette, je vous renvoie à cet article écrit début 2025 ☺️👇
Vous ne pensiez tout de même pas que j’allais partager une liste de jaquettes sans qu’une seule d’entre elles n’affiche la glorieuse moustache de Mario ?! Ici la version japonaise de la boîte du jeu, sortie en juin 1996, et qui fête donc cette année ses 40 ans. 40 ans ! Nous avons d’ailleurs longuement fêté l’anniversaire de la console qui a accueilli ce jalon du jeu de plates-formes 3D dans un récent podcast Pixel Bento. Et dans les commentaires de la newsletter dédiée à cet épisode #66 vous avez été nombreuses et nombreux à déclamer votre amour pour ce classique.
Une boîte, qui comme beaucoup d’autres, a sa place dans un Musée. Ce qui en dit long sur leur importance… L’objet physique possède en effet une présence (et une durabilité ?) qui ne trouvera probablement jamais son équivalent dans le monde numérique.
Cette boîte est un peu moins “Super Vieille” que les autres. Elle n’en reste pas moins Super Importante à mes yeux. Dragon Quest VIII est l’épisode de ma découverte de la saga Enix, une saga dont de nombreux épisodes attendent encore d’être joués. Pourquoi ? Parce que je les ai en boîtes bien sûr, mais aussi parce que DQ est une série que je préfère déguster, comme je lis chaque été un ou deux polars de Fred Vargas, sans chercher à tous les lire d’un coup. Je les garde au chaud en quelque sorte. Ils attendent le bon moment pour être joués, et le simple fait qu’ils soient toujours accessibles, à portée de main, possède un je ne sais quoi de rassurant.
Dragon Quest, c’est aussi l’immense Akira Toriyama (qui a dessiné toutes les jaquettes de la série, dont celle-ci), et par extension l’insouciance de ma jeunesse. La simple vision de cette boîte suffit à faire remonter énormément de bons souvenirs, qu’ils soient liés au jeu ou à son chara design. C’est aussi l’épisode qui a précédé le IX sur DS, dont la boîte m’a suivi au Japon, tant je l’adore, et tant il compte pour moi.
Ces boîtes sont bien plus que des objets de collection ou des souvenirs.
Ce sont des cornes d’abondance qui n’ont besoin de rien d’autres qu’un coup d’oeil pour aussitôt délivrer leurs richesses. Elles sont magiques, tout simplement. Alors si vous manquez de place ou décidez un jour de les vendre, je vous conseille de les prendre en photo avant, comme je viens de le faire aujourd’hui !
Et si vous avez la chance et l’opportunité d’en conserver quelques-unes comme moi, n’oubliez pas de les sortir de temps en temps pour tester leur pouvoir et, pourquoi pas, les partager aussi.
N’hésitez pas, d’ailleurs, à partager vos souvenirs de boîtes dans les commentaires ci-dessous !
PS : Toutes ces photos ont été prises par mes soins au milieu des tomates et du jardin de mon beau-père. Merci à lui !













Petite coquille pour Mario 64 qui fête ses 30 ans !
Un cambriolage a eu raison de ma Snes et Neo Geo, mais j'ai encore quelques originaux bien conservés (mes vieux jeux PC ont été donnés à MO5 environ une centaine). Apple II: Zorro de Datasoft, Choplifter de Broderbund, Sundog de FTL, Ebonstar et Dungeon Master sur Amiga . De nombreuses boîtes Nintendo pour la N64, la DS et la WII (Des Marios, des Zelda, Wii FIT, Okami...). Une collection de Bluray PS3, notamment Katamari, Les fabuleux Lords of Shadow de konami. J'ai par sécurité une image numérique de tous mes jeux sur un disque dur pour les émulateurs, le jour où mes consoles (PS3, WII, N64) et ordinateur (Apple IIe, Amiga 2000) ne fonctionneraient plus.