64 bougies et 1 départ à la retraite - Podcast #66
La N64 fête ses 30 ans la semaine prochaine, tandis que l'un des papas de Zelda ET Mario (Takashi Tezuka) part à la retraite à la fin du mois… Un mois "grisonnant" pour Nintendo.

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Ce mois-ci, Nintendo se prend un nouveau coup de vieux, et nous avec.
Si la Nintendo 64 est sorti en septembre 1997 en France, elle a été lancée au Japon le 23 juin 1996 avec un certain Super Mario 64. Oui, il y a eu plus d'un an d'écart entre la sortie japonaise et la sortie française de la console sans lecteur CD de Nintendo. En fait la France a même été en retard de plusieurs mois sur le reste de l'Europe !
Dans ce podcast, on replace la sortie de la Nintendo 64 dans le contexte culturel de 1996, tout en se replongeant dans nos souvenirs et la presse JV consoles de juin 96 et septembre 97.

Mais ce mois de juin 2026 marque aussi le départ à la retraite d’un des piliers de Nintendo, qui fut longtemps le bras droit de Shigeru Miyamoto : Takashi Tezuka.
Embauché en 1984, il a travaillé sur Punch-Out!! et Devil World pour ensuite se focaliser sur les jeux de plates-formes Mario et la série Zelda. Il sera ainsi le directeur de Super Mario Bros. 3, Super Mario World, Yoshi’s Island, The Legend of Zelda : A Link to the Past et de The Legend of Zelda: Link’s Awakening pour donner le “la” à deux des plus grandes séries de l’histoire du jeu vidéo.

Ci-dessus, la vidéo mentionnée par Nicolas dans le podcast, où Takashi Tezuka (aux côtés de Etsunobu Ebisu) présente le jeu Wii U Yoshi’s Woolly World dans un magasin de laine.
On continue notre voyage dans le temps au pays de Nintendo !
Voici quelques photos de mon petit tour du Musée Nintendo qui a ouvert ses portes à Kyoto en 2024.










C’est le moment de passer aux TAKE, les chroniques individuelles de la team Pixel Bento.
Nicolas attrape sa manette pro Switch 2 et un appareil photo spécialisé dans l’exorcisme de fantômes japonais avec sa chronique du remake de… de… ah c’est compliqué. Ce jeu à trop de noms en fait !
Project Zero II: Crimson Butterfly, en France
Fatal Frame II: Crimson Butterfly, aux US
et 零 ~紅い蝶~ (zero akaichou, alias Zero le papillon rouge)
Sorti sur PlayStation 2 en 2003, ce jeu de survie / épouvante revient dans une version remake orchestrée par la Team Ninja sur toutes les consoles du moment.
De mon côté je m’intéresse à la sortie d’un des meilleurs jeux de l’année, le Zelda-like : Mina the Hollower !
J’avais déjà consacré plus tôt dans le mois une newsletter au dernier titre du studio Yacht Club, à l’origine d’un autre classique de la scène indie : Shovel Knight. Dans cet article je me focalisais sur la mécanique centrale de Mina the Hollower : le “mulotage”. 👇
Dans le podcast je parle du jeu en général (après l’avoir fini), tout en revenant, entre autres, sur la VF avec une petite interview des traducteurs.
Et comme, à ma grande honte, je n’ai pas mentionné les SUPERBES musiques de Jake Kaufman (avec la participation de Yuzo Koshiro), je me rattrape ici avec cette petite vidéo !
Et pour voir la vidéo de Jason Schreier sur le développement de Mina the Hollower, c’est par là.
Marc aime prendre des risques. En tant que fan de Sega, il a aussi l’habitude de côtoyer le meilleur… comme le pire. Et c’est donc sans hésitation qu’il a plongé dans la première adaptation animée de Super Mario Bros.
C’est ainsi qu’il a découvert que ce dessin animé était la parfaite illustration d’un point clé de l’histoire de Mario : un moment de transition entre celui de simple “héros de jeu vidéo” à “pilier d’une franchise” !



Son nom ? Super Mario Bros.: Peach-Hime Kyushutsu Dai Sakusen!, que l’on peut traduire par “La grande mission de sauvetage de la princesse Peach !“. Un dessin animé d’une heure, sorti en 1986, dont les droits nébuleux expliquent sa présence actuelle sur YouTube dans une version restaurée 4K publiée sur la chaîne Carnivol. Une version encore plus “propre” se trouve sur la chaîne magiblot1 👇
On en parle aussi dans le podcast ! 👇


Le 101% anniversaire de Nolife (19 ans déjà) ! Avec mon reportage consacré au BitSummit à 23:44. Un sujet monté par Alex Pilot et mixé par Axel (qui a aussi cadré mes plateaux de lancement).
Cette émission spéciale est hébergée sur l’indispensable chaîne YouTube / Twitch Origami, dont voici une hilarante vidéo promotionnelle !


Et pour conclure ce florilège d’images et de vidéos, un extrait d’un concert de l’immense Yuji Ohno, compositeur de - accrochez-vous - la série animée Lupin III, du film de Miyazaki Le Château de Cagliostro ou encore des génériques de Cobra et du Capitaine Flam. Yuji Ohno nous a quitté en mai dernier à l’âge de 84 ans.
Merci à toutes et à tous de nous écouter et de régulièrement laisser des commentaires sur les réseaux sociaux (comme Bluesky) ainsi que ma newsletter !
Chaque mois l’un de mes articles est dédié au podcast.
Et dans chaque podcast on lit des extraits des messages que vous laissez sous cet article.
Alors n’hésitez pas à partager vos souvenirs de la N64 ou à réagir aux nombreux sujets abordés dans cet épisode #66 (vous pouvez aussi réagir aux blagues de Marc, mais c’est optionnel…) 😊
PS: Toutes les photos illustrant cet articles ont été prises par mes soins, à l’exception de la pile de Famitsu (photographiée par Nico) et des visuels du dessin animé Mario de 86 trouvés sur le Net par Marc. Les couvertures des magazines CD Consoles, Consoles + et Joypad sont tirés du site Abandonware Magazines. Et la photo de Takashi Tezuka provient du site Nintendo.






Ah, la Nintendo 64, quel sujet de cœur ! Je l’ai découverte l’été de sa sortie chez « un ami » passionné par le Japon et mon reseller de VHS copiées de Dragon Ball Z japonaise. C’est d’ailleurs chez lui que j’ai vu Totoro pour la première fois, en laser disque enfin un court extrait car il voulais me vendre une copie…
Ce genre de personne qui peut te donner envie d’acheter un film juste en te montrant un extrait, mais qui coupe l’image dès que tu bave il donne sa dose au drogué d’images que j’étais.. Je lui ai d’ailleurs acheté ses VHS.
Un soir, il arrive avec l’Ultra 64 et Mario 64. J’ai passé une nuit blanche à le regarder jouer. Il faut dire qu’il était du genre à ne pas partager, et il vendait des choses ne les partagées pas. J’avais 16 ans, lui plus de 20. Je n’ai même pas pu toucher la manette une seule fois, j’étais tellement émerveillé que cela ne me dérangeait pas. Voir un personnage virevolter dans son monde en 3D, c’était fluide, sans bugs de pénétration, sans clignotements comme sur Saturn ou PlayStation. (Le z buffering)
Quand il prend une casquette ailée et qu’il vole, c’est magique. La découverte de ce château avec tous ses secrets… Faire tournoyer le personnage, s’amuser avec lui… C’était le premier jeu où l’on pouvait éprouver du plaisir rien qu’en se déplaçant. Incomparable avec les autres jeux ! Déjà, ils n’avaient pas de stick analogique sur les autres consoles, et surtout, le jeu tournait parfaitement. On apprend à le maîtriser, mais très vite, on s’amuse avec lui. Et j’insiste sur le “avec lui”, car c’est le premier Mario avec une voix. Mario s’amuse à sauter, et on a la banane tout le temps. C’est la première voix pour ce personnage et on entend qu’il s’amuse autant que nous.
Ce n’est qu’en août 1997, lors de mon premier voyage au Japon, que j’ai enfin pu mettre la main sur cette console tant convoitée., c’était ma première console achetée sans mon frère.. J’avais tout juste 17 ans et quatre années d’économies en poche. Le yen était alors très fort face au franc, ce qui rendait l’achat encore plus difficile.
J’ai immédiatement acheté la version deluxe de Mario 64, qui comprenait des voix supplémentaires. Mario parlait même en dormant, et Peach doublait l’introduction et la fin. C’était également la sortie de Star Fox 64, accompagné du fameux « rumble pack ». Ce périphérique révolutionnaire offrait une sensation de vibration dans les mains, une expérience inédite à l’époque. Star Fox 64 était un parfait exemple de l’utilisation de cette technologie. Les explosions qui nous entouraient m’ont procuré une joie immense, un sourire que je ne pouvais retenir. Lors de mon voyage au Japon, j’ai terminé Star Fox à 100 % dans les ryokan.
De retour en France, je me suis lancé dans Mario avec sérieux. Depuis, c’est devenu un jeu que je joue régulièrement. C’est celui que j’ai terminé le plus souvent, une vingtaine de fois, à chaque fois à 100 %.
Contrairement à vous, j’adore le système d’étoiles cachées dans un monde ouvert. De plus, je l’ai fait en japonais, sans les indices des noms des étoiles, et j’ai tout trouvé. J’ai appris à maîtriser Mario dans le jeu, notamment le saut Z suivi du saut incroyable ! Ce que j’apprécie particulièrement dans ce Mario 3D, contrairement aux autres, c’est que les étoiles sont à découvrir au hasard. On n’est pas obligé de chercher l’étoile 1 puis 2 ; on a le choix et la surprise sont au rendez-vous. C’est ce qui m’a dérangé dans Sunshine, et encore plus dans Galaxy. Dans ces jeux, le chemin est tracé.
J’adore le fait d’être libre de mes choix dans ces mini monde ouvert. Et quelle folie de découvrir des monde sous l’eau avec un dinosaure. La musique qui dévoile une piste supplémentaire elle même cachée.
Alors oui le cd donne de belle pistes audio mais elle ne sont pas interactive comme celle-ci.
Pour moi Mario 64 est le meilleur jeu de plateforme 3d. C’est un vrai jeu de parcours. Ta dextérité est récompensée tout comme ta patience, souvenez vous de ce pont en glace. Seul un stick analogique vous permet de ralentir la marche de Mario de ressentir ses pas.
En face on a les sauts de Tombe raider…
J’attends tellement plus un remake de ce jeu qu’un Ocarina of Time.
Quelle déception quand la compilation avec sunshine et Galaxy n’a pas profiter d’utiliser le moteur de Galaxy 2!
La version ds apporté des nouveaux niveaux avec de nouveaux boss. C’est dommage de ne pas les avoir sous une plus belle robe.
Et je vais en choquer plus d’un mais pour moi le meilleur FZero est le 64. Plus fluide, plus maniable, du plaisir arcade comme dans Daytona USA avec ces 40 véhicules. Pourtant le GX est beau mais il glisse trop, il n’a pas ce feeling automatique de plaisir de jeu. Mais je crois que c’est grâce à la manette et son stick analogique plus large. Essayez le sur switch mais avec la manette n64 vous verrez ! Il n’y a pas de comparaison.
Vous l’aurez compris Mario 64 et donc la N64 a une place de cœur dans ma ludothèque. Ma console du Japon mon jeu favoris.
D’abord, merci infiniment pour ce nouveau podcast que j’ai dévoré de bout-à-bout comme un bonbon.
Alors pour moi la Nintendo 64 c’est une expérience un peu particulière dans le sens où je l’ai jamais eu et assez paradoxalement elle explique parfaitement pourquoi, aujourd’hui, par ce souvenir, j’aime autant le Japon.
Je suis au collège et j’ai un ami qui est japonais par son père, et il a l’habitude de nous ramener toutes sortes de goodies (Tamagotchi, stylos avec des choses cachées dedans, des gommes kawaii, des tomes de Dragon Ball, qui n’ont pas encore édité en France)… des choses incroyables! Et ça, ça me rend déjà accro au déjà au Japon sans que je m’en rende compte.
Et mon ami, en fait, il a une autre particularité : c’est que son père était directeur d’école et avant les vacances de printemps, on a été invité par mon pote, avec 2 autres copains, à passer une soirée et une nuit dans l’école parce qu’il avait un logement de fonction.
Et donc on s’est fait une soirée Pizza à jouer à la Nintendo 64 et plus particulièrement à Goldeneye qu’on a qu’on a pas lâché de toute la nuit à jouer en multi et aussi à Mario 64 alors qu’à ce moment-là, la Nintendo 64, pour moi, c’est un petit peu la console des enfants.
Moi j’étais sur Megadrive et ensuite je suis passer sur PlayStation. les jeux qui sortaient à ce moment-là c’était toshinden, tekken, coolboarder. Que des jeux où j’avais l’impression de grandir alors que, pour moi, la Nintendo 64, c’était faire marche arrière!
Mon pote, bah lui y avait tout ce culte autour de Nintendo par son père qui était très attaché à ses racines.
Dès le lendemain il me prête sa console pendant une semaine avec Ocarina of Time, Mario 64 et Goldeneye. J’ai pas pu beaucoup jouer à Zelda à ce moment-là mais j’ai complètement poncé Mario 64 et le mode histoire de Goldeneye. Et ça a été vraiment un moment de pure plaisir! c’était complètement incroyable.
Et finalement je l’ai rendu au bout d’une semaine. je ne l’ai jamais acheté (trop de jeux sur la PlayStation et pas assez de sous) mais je peux aujourd’hui dire que si je porte un amour aussi prononcé pour le Japon et que je le partage aujourd’hui auprès de mes trois enfants, c’est grâce à des moments comme celui-là !
Donc la Nintendo 64 de manière assez atypique, je ne l’ai jamais eu; juste une semaine, mais pour autant c’est probablement une console qui m’a le plus marqué.
Merci Nintendo.