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Gabriel Jacquel's avatar

Ah, la Nintendo 64, quel sujet de cœur ! Je l’ai découverte l’été de sa sortie chez « un ami » passionné par le Japon et mon reseller de VHS copiées de Dragon Ball Z japonaise. C’est d’ailleurs chez lui que j’ai vu Totoro pour la première fois, en laser disque enfin un court extrait car il voulais me vendre une copie…

Ce genre de personne qui peut te donner envie d’acheter un film juste en te montrant un extrait, mais qui coupe l’image dès que tu bave il donne sa dose au drogué d’images que j’étais.. Je lui ai d’ailleurs acheté ses VHS.

Un soir, il arrive avec l’Ultra 64 et Mario 64. J’ai passé une nuit blanche à le regarder jouer. Il faut dire qu’il était du genre à ne pas partager, et il vendait des choses ne les partagées pas. J’avais 16 ans, lui plus de 20. Je n’ai même pas pu toucher la manette une seule fois, j’étais tellement émerveillé que cela ne me dérangeait pas. Voir un personnage virevolter dans son monde en 3D, c’était fluide, sans bugs de pénétration, sans clignotements comme sur Saturn ou PlayStation. (Le z buffering)

Quand il prend une casquette ailée et qu’il vole, c’est magique. La découverte de ce château avec tous ses secrets… Faire tournoyer le personnage, s’amuser avec lui… C’était le premier jeu où l’on pouvait éprouver du plaisir rien qu’en se déplaçant. Incomparable avec les autres jeux ! Déjà, ils n’avaient pas de stick analogique sur les autres consoles, et surtout, le jeu tournait parfaitement. On apprend à le maîtriser, mais très vite, on s’amuse avec lui. Et j’insiste sur le “avec lui”, car c’est le premier Mario avec une voix. Mario s’amuse à sauter, et on a la banane tout le temps. C’est la première voix pour ce personnage et on entend qu’il s’amuse autant que nous.

Ce n’est qu’en août 1997, lors de mon premier voyage au Japon, que j’ai enfin pu mettre la main sur cette console tant convoitée., c’était ma première console achetée sans mon frère.. J’avais tout juste 17 ans et quatre années d’économies en poche. Le yen était alors très fort face au franc, ce qui rendait l’achat encore plus difficile.

J’ai immédiatement acheté la version deluxe de Mario 64, qui comprenait des voix supplémentaires. Mario parlait même en dormant, et Peach doublait l’introduction et la fin. C’était également la sortie de Star Fox 64, accompagné du fameux « rumble pack ». Ce périphérique révolutionnaire offrait une sensation de vibration dans les mains, une expérience inédite à l’époque. Star Fox 64 était un parfait exemple de l’utilisation de cette technologie. Les explosions qui nous entouraient m’ont procuré une joie immense, un sourire que je ne pouvais retenir. Lors de mon voyage au Japon, j’ai terminé Star Fox à 100 % dans les ryokan.

De retour en France, je me suis lancé dans Mario avec sérieux. Depuis, c’est devenu un jeu que je joue régulièrement. C’est celui que j’ai terminé le plus souvent, une vingtaine de fois, à chaque fois à 100 %.

Contrairement à vous, j’adore le système d’étoiles cachées dans un monde ouvert. De plus, je l’ai fait en japonais, sans les indices des noms des étoiles, et j’ai tout trouvé. J’ai appris à maîtriser Mario dans le jeu, notamment le saut Z suivi du saut incroyable ! Ce que j’apprécie particulièrement dans ce Mario 3D, contrairement aux autres, c’est que les étoiles sont à découvrir au hasard. On n’est pas obligé de chercher l’étoile 1 puis 2 ; on a le choix et la surprise sont au rendez-vous. C’est ce qui m’a dérangé dans Sunshine, et encore plus dans Galaxy. Dans ces jeux, le chemin est tracé.

J’adore le fait d’être libre de mes choix dans ces mini monde ouvert. Et quelle folie de découvrir des monde sous l’eau avec un dinosaure. La musique qui dévoile une piste supplémentaire elle même cachée.

Alors oui le cd donne de belle pistes audio mais elle ne sont pas interactive comme celle-ci.

Pour moi Mario 64 est le meilleur jeu de plateforme 3d. C’est un vrai jeu de parcours. Ta dextérité est récompensée tout comme ta patience, souvenez vous de ce pont en glace. Seul un stick analogique vous permet de ralentir la marche de Mario de ressentir ses pas.

En face on a les sauts de Tombe raider…

J’attends tellement plus un remake de ce jeu qu’un Ocarina of Time.

Quelle déception quand la compilation avec sunshine et Galaxy n’a pas profiter d’utiliser le moteur de Galaxy 2!

La version ds apporté des nouveaux niveaux avec de nouveaux boss. C’est dommage de ne pas les avoir sous une plus belle robe.

Et je vais en choquer plus d’un mais pour moi le meilleur FZero est le 64. Plus fluide, plus maniable, du plaisir arcade comme dans Daytona USA avec ces 40 véhicules. Pourtant le GX est beau mais il glisse trop, il n’a pas ce feeling automatique de plaisir de jeu. Mais je crois que c’est grâce à la manette et son stick analogique plus large. Essayez le sur switch mais avec la manette n64 vous verrez ! Il n’y a pas de comparaison.

Vous l’aurez compris Mario 64 et donc la N64 a une place de cœur dans ma ludothèque. Ma console du Japon mon jeu favoris.

Thierry Falcoz's avatar

Whaou… cet "ami", à la fois prescripteur et "dealer" de culture, est un personnage aussi fascinant que terrifiant 😱 Le concept de montrer "juste ce qu'il faut" pour appâter et convaincre afin de scorer une vente (un peu comme ces bouts de fromage à goûter gratuitement dans les supermarchés), celui de jouer pendant des heures - et de "bien jouer" en plus, en faisant la démonstration des qualités du jeu - sans jamais passer la manette…

Je me demande quel métier il exerce aujourd'hui… Je le vois bien dans une série comme Billions !

Ta déclaration d'amour à Mario 64 me donne envie de relancer le jeu :)

Comme toi, j'aimerais énormément qu'il fasse l'objet d'un superbe remake ou mieux encore, d'un remake 1.5 avec du contenu bonus, comme… un chateau inversé façon Symphony of the Night par exemple !! :p Ou simplement des tableaux en plus.

Je suis 100% d'accord avec toi pour le système d'étoiles versus celui des lunes. J'aime l'idée d'étoiles cachées (tout comme j'adore les clés et les sorties cachées d'un Super Mario World), mais il ne faut pas que celles-ci diluent (par leur abondance) le plaisir d'obtenir celles qui sont attachées à un défi gameplay.

L'équilibre est délicat. Et entre Odyssey et Galaxy, je préfère l'approche plus linéaire d'un Galaxy, où l'accent est mis sur le côté plates-formes / parcours du jeu.

Je n'ai pas pu entrer dans les détails dans le podcast (faute de temps et parce que Marc a rajouté 15 pauses musicales :p), mais Mario 64 est un vrai jeu à étudier, dont tu soulignes parfaitement certaines des qualités les plus mémorables. Je crois en avoir déjà parlé dans un podcast ou un commentaire, mais l'un des mes souvenirs les plus marquants liés à Mario 64 touche à des vidéos YouTube où des japonais s'étaient inventés des épreuves bonus. Ils s'amusaient ainsi à faire apparaître une vie supplémentaire, qui était attirée par Mario (comme un aimant), pour l'éviter / l'esquiver tout en tentant de récupérer en même temps 10 pièces rouges. Les vidéos étaient absolument hilarantes ! Du gameplay émergeant donc, que seuls les jeux avec une jouabilité et des contrôles PARFAITS, ainsi qu'un monde relativement ouvert, peuvent accueillir.

Un grand jeu. Qui mériterait un nouvel écrin sous la forme d'un moteur 3D updaté.

Gabriel Jacquel's avatar

Merci

J’irai voir ces vidéos.

Moi même je me suis inventé des défis comme terminer dernier niveau du jeu en vu rapproché derrière Mario. Je me faisais aussi l’horloge dans cette vue. ^^

Thierry Falcoz's avatar

Je ne retrouve plus celles que j'avais vu, elles ont semble-t-il disparu de YouTube :(

Mais Kotaku avait visiblement consacré un article à leur sujet (il y a plus de 10 ans !) :

https://kotaku.com/outrunning-a-1-up-mushroom-in-super-mario-64-is-a-great-1659802995

Yao's avatar

Wooooaa ton histoire avec la 64 japonais est dingue. Ça devait être ouf surtout à l’époque.

Frédéric's avatar

tu as Mario Odyssey maintenant...

Gabriel Jacquel's avatar

Oui d’un certain sens. Mais l’abondance des lunes réduit leur importance. Et rare sont celle qui nécessitent un chalenge liée à la plateforme.

J’ai tendance à comparer Odyssey à un Mario de collectionite, comme un jeu Rare. Mais c’est aussi l’effet de la première fois. Mario 64 aura toujours cette place.

Romain Dumonte's avatar

D’abord, merci infiniment pour ce nouveau podcast que j’ai dévoré de bout-à-bout comme un bonbon.

Alors pour moi la Nintendo 64 c’est une expérience un peu particulière dans le sens où je l’ai jamais eu et assez paradoxalement elle explique parfaitement pourquoi, aujourd’hui, par ce souvenir, j’aime autant le Japon.

Je suis au collège et j’ai un ami qui est japonais par son père, et il a l’habitude de nous ramener toutes sortes de goodies (Tamagotchi, stylos avec des choses cachées dedans, des gommes kawaii, des tomes de Dragon Ball, qui n’ont pas encore édité en France)… des choses incroyables! Et ça, ça me rend déjà accro au déjà au Japon sans que je m’en rende compte.

Et mon ami, en fait, il a une autre particularité : c’est que son père était directeur d’école et avant les vacances de printemps, on a été invité par mon pote, avec 2 autres copains, à passer une soirée et une nuit dans l’école parce qu’il avait un logement de fonction.

Et donc on s’est fait une soirée Pizza à jouer à la Nintendo 64 et plus particulièrement à Goldeneye qu’on a qu’on a pas lâché de toute la nuit à jouer en multi et aussi à Mario 64 alors qu’à ce moment-là, la Nintendo 64, pour moi, c’est un petit peu la console des enfants.

Moi j’étais sur Megadrive et ensuite je suis passer sur PlayStation. les jeux qui sortaient à ce moment-là c’était toshinden, tekken, coolboarder. Que des jeux où j’avais l’impression de grandir alors que, pour moi, la Nintendo 64, c’était faire marche arrière!

Mon pote, bah lui y avait tout ce culte autour de Nintendo par son père qui était très attaché à ses racines.

Dès le lendemain il me prête sa console pendant une semaine avec Ocarina of Time, Mario 64 et Goldeneye. J’ai pas pu beaucoup jouer à Zelda à ce moment-là mais j’ai complètement poncé Mario 64 et le mode histoire de Goldeneye. Et ça a été vraiment un moment de pure plaisir! c’était complètement incroyable.

Et finalement je l’ai rendu au bout d’une semaine. je ne l’ai jamais acheté (trop de jeux sur la PlayStation et pas assez de sous) mais je peux aujourd’hui dire que si je porte un amour aussi prononcé pour le Japon et que je le partage aujourd’hui auprès de mes trois enfants, c’est grâce à des moments comme celui-là !

Donc la Nintendo 64 de manière assez atypique, je ne l’ai jamais eu; juste une semaine, mais pour autant c’est probablement une console qui m’a le plus marqué.

Merci Nintendo.

Thierry Falcoz's avatar

Merci pour ce partage ;-) Je comprends tout à fait ce que tu veux dire ! Il n'est en effet pas nécessaire de posséder une console pour qu'elle influence / marque de manière significative notre vie. Ton histoire m'a rappelé mon propre attachement à une autre console, que je n'avais pas à l'époque : la PC Engine (je l'ai acheté plusieurs plusieurs décennies plus tard). Et là, le lien est encore plus distant que le tien, puisque je n'y avais même pas joué !

Mon attachement a cette machine est né de ma fascination pour les tests, publicités et autres articles consacrées à celle-ci dans la presse des années 80. Moi qui adorais les jeux de plates-formes et les shmups, je trouvais les graphismes des jeux PC Engine INCROYABLES. À des années lumières des titres auxquels je jouais sur MSX, NES et Amstrad CPC…

Alors merci la presse, merci le JV japonais, et puis merci Nintendo aussi (je pense que l'on peut conclure n'importe quel texte, quelque soit son sujet, par ce petit remerciement :p).

Romain Dumonte's avatar

Je valide à 1000% ton prolongement ! La pc engine c’était également la console « Japon » par excellence et mythique sans ne l’avoir jamais eu! (J’ai pris la pc engine mini pour rattraper tout ça !) tu as raison ! Merci le JV Japonais ! C’est plus représentatif et plus juste !

Riko's avatar

Pour la petite anecdote, le jour de la sortie d’Ocarina of Time, j’ai acheté une N64 en même temps. Sauf qu’à l’époque je travaillais chez Sony Playstation France, chez Psygnosis. J’ai dû planquer ma N64 et le jeu tout l’après-midi et attendre le soir que les locaux se vident pour ne pas me faire griller avec. L’exfiltration en douce de la console s’est très bien passée une fois la nuit venue...

Thierry Falcoz's avatar

Excellente anecdote 🤣

Et tu étais donc en avance sur ton temps ! Tu t'es offert un petit "cosplay" Solid Snake chez PlayStation quelques années avant la sortie du premier Metal Gear Solid :p

Riko's avatar

J'aurais été tellement discret sous ma petite boite en carton 📦😉

Thierry Falcoz's avatar

Surtout si ce carton avait sur lui un petit logo Sony :p

Frédéric's avatar

ils étaient pas sectaire à ce point chez Psygnosis France à cette époque 😉

Riko's avatar

L'ambiance était vraiment sympa à l'époque, autant chez les développeurs que chez le marketing, mais je n'aurais pas voulu non plus croiser George Fornay qui était à l'étage du dessous. C'était un peu comme se balader avec un t-shirt Nintendo chez Sony, pas vraiment dans le respect de faire ça 😊 Donc dans le doute, j'ai préféré la planquer 😉

Frédéric's avatar

j y suis allée une fois à cette époque chez Sony/Psygnosis... au moment de la sortie de Wipeout.

Mourad's avatar

Merci Thierry pour ta newsletter. 30 déjà la vache, je me souviens que on parlait dans les magazines avec les premières image de Mario 64 qui nous faisait rêver. Elle avait mis du temps a arrivé en France. On l'appelait aussi l'Ultra 64 haha.

En cous cas je tiens à vous remercier pour la qualité de vos podcast. vous êtes en quelque sorte ma bulle d'oxygène dans Sonic dans le niveau aquatique, ma save room dans Resident Evil, un niveau bonus dans DK country. Je me regale à chaque fois. Longue vie à toute l'équipe.

Thierry Falcoz's avatar

Merci pour ces gentils mots Mourad ! Oui, on a longtemps appelé la N64 par son nom de code : l'Ultra 64 dans la presse papier (et par extension, tous les fans de Nintendo aussi). Je crois qu'on ne l'a même pas mentionné dans le podcast 😅

el jeannot's avatar

Bonjour la team! Hâte d’écouter le podcast !

La Nintendo 64 que de souvenirs, avec Golden Eye en tête à 4 devant la télé ! Comme pour MarioKart 64, 1080 snowboarding avec les musiques entétantes, WaveRace 64, Cruise In USA un bout d’arcade à la maison (pas top malheureusement) Mace The Dark Age en import US avec adaptateur, le rumble pack, puis Zelda OOT, et Mario 64

Le début d’une collection pour ma part à cette époque, c’est à ce moment que j’ai commencé à garder les jeux en boîte et ne pas les revendre pour la génération suivante. Et quelle génération ensuite ma console de coeur la Sega Dreamcast! Puis PS2, GameCube, Xbox…

Le 101% est vraiment génial ! Il faut en faire plus souvent c’est tellement agréable de voir et d’entendre ce format!

Passée une bonne journée !

Un fan de Sega et Nolife ;-)

Thierry Falcoz's avatar

Merci ! Oui c'était un vrai plaisir de participer une nouvelle fois à ce 101% anniversaire et de travailler avec Alex Pilot sur ce reportage BitSummit ;-)

Si tu as commencé à garder tes jeux à partir de la N64 tu dois avoir une belle collection aujourd'hui !!

el jeannot's avatar

Oui ma collection est devenue une pièce entière de nostalgie, pour les amis qui la découvre, c’est la sensation d’une boutique de l’époque.

Hemji59's avatar

Salut à tous, concernant la N64, il ne fallait pas jouer à Mario Kart 64 mais plutôt à Diddy Kong Racing qui lui est largement supérieur à tous les niveaux.

Je suis d'ailleurs étonné que sa formule hub/mode histoire n'a jamais été reprise par les jeux du genre.

J'ai pris la N64 parce que j'en avais marre des plantages du lecteur optique de la PlayStation et de l'attente interminable de Métal Gear Solid

Thierry Falcoz's avatar

Bonjour ! C'est vrai que j'ai entendu du bien de Diddy Kong Racing, mais je n'ai jamais eu l'occasion d'y jouer personnellement. Je me suis dis que j'allais l'essayer sur la chaîne rétro Switch N64, mais en fait je l'ai rêvé, il n'est pas dans l'offre :(

Et je suis bien d'accord pour les temps de chargement des consoles à lecteur CD, la pire de toutes étant la Neo Geo CD !

Allan Tebu's avatar

Super podcast comme d’habitude, la Nintendo 64, tout simplement la console de mon adolescence, offerte par mon pere en 97 qui avait fait un séjour en France (je vivais et vie encore au Cameroun 😅)

Des heures passées sur Mario 64, Goldeneye , Mario kart 64, Wave Race, Killer Instict Gold etc

Juste petit bémol dans le podcast, Samurai Shodown 64 n’était pas sur la console de Nintendo mais sur le hardware arcade Hyper Neo Geo 64…

Sinon bonne continuation et hate d’avoir le prochain podcast 👌🏾

Thierry Falcoz's avatar

Merci beaucoup pour ce message Allan ! Et tu as tout à fait raison ! Samurai Showdown 64 n'a rien à voir avec la N64 et tout à voir avec l'Hyper Neo Geo 64 :

https://www.abandonware-magazines.org/affiche_mag.php?mag=84&num=1833&album=oui

Bien vu et merci ;-)

J'imagine qu'avec cette N64 ramenée de France ta maison est vite devenue le rendez-vous des amis et voisins, j'espère que ton père avait pu ramener quelques manettes en plus ! Je me souviens qu'étant gamin je passais des aprèm à jouer à la NES et l'Amstrad CPC (des machines que je n'avais pas) chez l'un de voisins...

Stéphane Poncet's avatar

Salut la Pixel Team ! J'ai mis du temps à répondre à ce podcast, mais voici ma contribution.

Quel sujet passionnant que cette fameuse Ultra 64! Une console que j'ai un peu envié, beaucoup moqué, pour finir par pleinement apprécier beaucoup plus tard.

Mon premier contact avec la machine s'est fait complètement à l'improviste, j'étais en séjour linguistique à Seattle en juillet 96, je rentre dans une boutique de jeux vidéo un peu au pif pendant un quartier libre, et la console était là, Mario tournait devant un petit attroupement. C'était la version Jap fraîchement importée par le propriétaire. Il faisait gentiment tourner la manette afin qu'on teste chacun notre tour. Arrive le mien, je teste ce nouveau Mario, une 3D ultra fluide et une maniabilité assez incroyable, le tout servi par ce stick analogique tellement bizarre. Je ne joue que quelques minutes, mais il faut dire que sortant de Jumping Flash 2 (version Jap) le contraste est assez saisissant. Fervent supporter du CD face à la cartouche je tente de me rassurer sur mon choix de console, mais inconsciemment le jeu m'a marqué et je tente de minimiser son impact. Mais Square avait annoncé que FF sortirait sur PS à cause du support CD, la PlayStation connait un sacré succès, les tiers sont tous au rendez-vous et mine de rien peu de jeux sont réellement annoncés sur 64. Le doute fait de plus en plus place à la certitude d'avoir misé sur le cheval gagnant. Je me désintéresse assez rapidement de la nouvelle console de Nintendo.

Par la suite je me moque souvent de la console, son manque de cinématiques, de doublages, sa qualité sonore... Quasiment plus rien la concernant ne trouve grâce à mes yeux. Pour moi, Zelda 64 est un non évènement, je ne vois pas l'intérêt de "tourner autour du squelette en 3D". En effet je viens d'acquérir une Dreamcast japonaise, la 64 fait tellement vieillotte en comparaison.

Puis il y aura un coup de théâtre, Biohazard 0 est annoncé en exclusivité pour N64. La console trouve finalement grâce à mes yeux. Bossant au ScoreGames d'Ormesson je peux facilement m'en procurer une d'occasion (deux en fait, un modèle Jap et une modèle européen). Je découvrirai Majora's Mask et surtout Conker, véritable claque laissant enfin découvrir le véritable potentiel de la machine. Quel dommage que cela n'arrive qu'en toute fin de vie de celle-ci. Quelques mois plus tard j'acquiers une GameCube japonaise, et la 64 retombera pour moi dans l'oubli.

Portant objectivement je me suis trompé sur toute la ligne concernant l'importance de l'impact de cette machine sur le Jeu Vidéo. Elle à posé toutes les bases du gameplay moderne :

-Définition de la jouabilité du platformer 3D

-Modèle incontournable de l'action adventure avec le fameux Z targeting (auquel les Souls peut dire merci)

-4 ports manette d'office

Par contre deux erreurs capitales directement imputables à Nintendo sont la cause de son echec sur la génération :

-Imposer un port cartouche et donc un médium très contraignant et obsolète.

En effet, la cartouche, outre son prix et son manque d'espace de stockage, a fortement restreint le piratage. Il ne faut pas se mentir, le succès de la PlayStation est surtout dû à son piratage massif. C'est principalement ce point qui a empêché la 64 de s'implanter dans tous les foyers. Sony a laissé faire rendant ce principe une sorte de cheval de Troie permettant à sa console de devenir incontournable.

-Le microcode

Le microcode ? Qu'est-ce que c'est que ce truc ? Ceci mesdames et messieurs, est LA plus grande erreur de Nintendo.

Récemment, après avoir rejoué à Conker et Banjo-Kazooie, je me suis demandé pourquoi les jeux Rare avaient de si bon graphismes en comparaison de la quasi totalité de la ludothèque de la 64. Après quelques recherches sur le net, je fini par tomber sur des articles expliquant que Rare utilisait un microcode custom. Je poursuis donc mes recherches et tombe sur cette vidéo hyper intéressante :

https://youtu.be/DCt7UZkS-w4?is=KPTsp7MFRg3q4mSS

Pour les non anglophones/anglophiles, je vais faire simple. Nintendo a fait comme Sega US avec la Mega Drive/Genesis :

devant la difficulté de programmation de sa puce sonore Sega a fourni une sorte de logiciel clé en main, le GEMS, pour pouvoir créer des bandes-son très facilement. Malheureusement le résultat est la plupart du temps au mieux médiocre voire catastrophique.

Pour la 64 le microcode sert en gros à créer les graphismes des jeux. Nintendo a fourni aux éditeurs tiers un microcode ultra basique, qui a pour résultat une généralisation de jeux aux textures hideuses et au brouillard si caractéristique de la console.

Vient donc la plus grave erreur de Nintendo :

par vanité, pour ne pas être concurrencé par les tiers, Nintendo a interdit à ceux-ci l'accès au microcode pour pouvoir le modifier et en faire un custom. C'est une sorte de suicide inconscient. Seul Rare de par son statut de filiale de Nintendo a eu accès aux notices d'utilisation et a pu développer le sien, qui au passage était juste une tuerie d'efficacité.

Factor 5, Codemasters et Angel Studios vers la fin de vie de la 64 ont pu à leur tour développer le leur.

L'industrie du jeu vidéo aurait été totalement différente si Nintendo avait donné un lecteur CD et l'accès au microcode de sa 64. Elle aurait pu être la reine de sa génération.

Au passage, jouez à Banjo-Tooie via le NSO, le jeu est compatible widescreen et son surround, c'est une véritable pépite du genre platformer. J'ai pris une sacrée claque avec ce jeu que je n'avais pas fait à l'époque.

Pour finir un petit encart Sega, j'ai trouvé cette chaîne Youtube, un véritable passionné qui fait des reprises et des compos perso via le chip sonore de la MD, c'est tout simplement grandiose. On est à des milliards de kilomètres du GEMS !

https://youtube.com/@metallicorwell?si=ELI7zJWLLKO0RxKq

Merci encore à vous quatre pour ce merveilleux podcast, j'attends toujours le suivant avec une impatience grandissante !

Je vais me permettre de proposer un sujet de matsu : la censure au Japon et plus particulièrement dans les jeux vidéo. De versions ultra sanglantes à versions maintenant les plus censurées, quelle est la cause de ce changement ? Il semble y avoir eu un changement idéologique total vers la fin des années 90. Merci de nous éclairer sur ce phénomène !

Bonnes vacances d'été à tous !

Thierry Falcoz's avatar

Merci pour toutes ces anecdotes ! C'est marrant, j'ai aussi le souvenir de la N64 comme d'une console qui attirait le regard et créait des attroupements, que ce soit dans les magasins ou les rédactions de jeu :) C'était toujours Mario la star, et quelle belle idée que cet écran avec sa bouille que l'on pouvait triturer. Après ce massage de visage, on avait la sensation de contrôler un personnage plus souple et "vrai" que nature !

Excellente cette histoire de microcode custom de la N64, je vais la creuser et regarder la vidéo que tu partages. Merci 🙏

Et oui, tu as raison, il faut vraiment que je joue à Banjo-Tooie, surtout maintenant que j'ai l'abonnement ++ qui m'y donne accès !

PS : Je vais discuter de ton idée de Matsu avec la team :)

PS2 : Et bonnes vacances d'été à toi aussi !

Stéphane Poncet's avatar

Les vidéos de la chaîne White Pointer sont un régal pour les afficionados de retrogaming ! Il explique comment les devs faisaient les effets spéciaux à l'époque 8/16 bit, et tu te rends compte que les gars avaient une imagination débordante et savaient penser "en dehors de la boîte". J'en ressors quasiment toujours ébahi !

Banjo-Tooie claque magistrale niveau game et level design. Je pense que c'est devenu un de mes platformer préféré !

Marc Popolon's avatar

J'ai mis un peu de temps à écouter ce dernier épisode de Pixel Bento, j'ai fait beaucoup moins de trajet pour le boulot ce mois-ci. Du coup, un peu de retard sur le commentaire !

A vrai dire, j'ai peu d'affect avec la N64, c'est d'ailleurs la seule console de salon de Nintendo que je ne possède pas. Je reconnais toutefois les qualités et l'importance des fameux Mario 64 et OoT, mais elle est arrivée à une époque où j'étais absolument dingue de RPGs et la 64 bits de Nintendo est très très peu fournie en la matière.

Un pote la possédait et je me souviens surtout des fous rires innombrables sur le multi de GoldenEye. En tout cas, j'ai ADORÉ la mise en contexte temporelle du matsu sur la N64 : resituer la console dans son paysage culturel (cinéma, magazines de l'époque) était une excellente idée !

Quant à Takeshi Tezuka, j'ai moi aussi constaté qu'il a travaillé sur tous mes jeux préférés de chez Big N ! Un grand monsieur, discret (qualité que j'apprécie tout particulièrement) et efficace, toujours souriant, bonne retraite Tezuka-sama !

Enfin, une réaction sur l'aparté dans le courrier des lecteurs au sujet du "devoir de transmission". Étant parent de deux enfants (15 et 5 ans), et qui plus est professeur des écoles, transmettre est pour moi fondamental. D'abord pour l'ouverture culturelle car, comme le dit Marc à un moment, cela vaut autant pour le jeu vidéo que pour le cinéma, la musique ou la littérature. Je déplore chaque jour le manque cruel de culture de nos élèves, souvent limitée au mainstream (chansons populaires de la radio, blockbusters hollywoodiens, manga et anime grand public, jeux service free-to-play). Je ne dénigre pas ces oeuvres, loin de là mais on se rend vite compte que, sortis de Jul ou Soprano, des films Marvel, de One Piece ou Naruto, de Fortnite ou Valorant, on a du mal à entendre autre chose.

Je prends ma fille en exemple, étant la plus âgée : j'ai toujours veillé à lui montrer ce qui existe au-delà des oeuvres "dominantes", elle connaît Dragon Quest et Final Fantasy depuis des années, ainsi que Gradius, Castlevania, Contra, Street Fighter, les classiques de la SNES (F-Zero, Turtles in Time, Starfox, Chrono Trigger, Super Metroid...) autant que les jeux un peu "niche" malgré tout, de notre époque (Persona, Xenoblade ou les jeux Vanillaware).

Elle connaît Led Zeppelin, Iron Maiden, Pink Floyd, Deep Purple, Megadeth ou Sepultura, Phil Collins, George Michael ou Sade. Elle écoute de la City Pop comme de la J-Pop plus récente.

Elle a vu des classiques du cinéma de toute époque et lit des manga peu connus par les gens de son âge comme Bloom, Hi-Score Girl ou Fly (Dai no Daibouken). Enfin niveau animé, elle connaît autant le Ranma 1/2 de 89 que le récent remake, elle aime Dragon Ball, City Hunter ou Card Captor Sakura, a vu les classiques de Ghibli et les films de Makoto Shinkai et de Hosoda.

Désolé pour le name-dropping, mais je voulais montrer que c'est possible, et c'est la responsabilité des adultes de favoriser la découverte et la curiosité des enfants. Depuis quelques années, elle a affirmé ses goûts et regarde/lit/écoute des oeuvres dont je ne suis pas à l'origine, mais n'est jamais contre une nouvelle découverte (je lui ai montré Lodoss récemment et on s'est prévu un marathon Macross).

Il y aurait en effet un matsu complet à faire sur ce sujet, le partage est une vraie richesse, dans quelque domaine que ce soit. Il faut le favoriser et l'encourager autant que possible.

J'ai été long et affreusement académique, désolé ('^_^) !

Merci pour cet épisode, toujours aussi passionnant. Bel été à vous 4 et vivement le prochain numéro !

Mondainai's avatar

Salut,

Désolé, j'arrive encore avec 2 newsletters de retard... mais la N64 était importante pour moi alors je laisse aussi un petit commentaire.

Je comprends le regard que Nicolas portait sur Zelda Ocarina of Time au moment de sa découverte, surtout après être passé par les graphismes dignes d'un dessin animé de A Link to the past.

C'est vrai qu'à l'époque on pouvait craindre la disparition totale de la 2D (pourtant maîtrisée) au profit d'une 3D balbutiante aux textures baveuses et parfois un peu ternes.

D'un autre côté, je savais en achetant la N64 que l'expérience serait radicalement différente. Et quand bien même je regrettais la revente de ma ludothèque et console SNES pour pouvoir passer à la N64, je suis heureux d'avoir été aux premières loges pour assister à l'avènement de standards aussi révolutionnaires que Mario 64 et Zelda: OOT (tant ces 2 titres ont inventé de concepts, défini des standards de gameplay et donné des leçons de level design).

++

Frédéric's avatar

Sur la N64 (qui fonctionne toujours), il y a aussi Zelda, Majora's Mask. Il est bien ce Zelda ne l'oubliez pas...

Thierry Falcoz's avatar

Perso je l’aime moins celui-là ! Mais c’est dû à un truc très personnel justement. Je n’aime pas les jeux qui m’imposent une limite de temps. J’aime prendre mon temps, explorer, grinder même... Mais la pression du chrono grignote mon plaisir. Je n’apprécie réellement celle-ci que dans une expérience prolongée (new game +, speedrun, time attack), après l’avoir terminé.

Mais oui, Majora’s Mask est profondément aimé par la communauté (aussi large que disparate) des fans de Zelda ;-)

Yao's avatar
Jun 21Edited

Tout pareil.

Surtout passer après le fantastique OoT, je ne pouvais qu’être déçu. Peut être qu’il était trop proche niveau sortie. Mais il m’a toujours mis à l’aise. La fin avec le One Link m’a toujours intrigué. Ce design particulier.

Yao's avatar

La N64…

Je lance mon roman. 😁

2 sentiments différents me viennent… Le premier est un peu triste car pour acquérir cette console (que j' attendais comme le messie et je pèse mes mots). Je ne loupais aucunes infos dans les mags de l’époque, dès le projet Ultra 64. Je me souviens avoir été à un event où était présenté les bornes Midway Avec Cruis'n USA et Killer Instinct. Grosses baffes dans ma gueule. Imagine toi ma déception lorsque le 1 fut adapté sur Snes (dont j’ai acheté aussi D-one en US 😍) et non la N64. Au lieu de ça, est arrivé le second Killer Instinct Gold… Une p** de déception…

Bref je digresse… donc sentiment mitigé au début, car malgré ce que disait Marc, la console n’était pas une d’appoint pour moi, mais ma principale car hors de question de prendre une PS à l’époque. Acheté du Sony en JV, Nani? 😁

Donc, j’ai dû revendre ma Snes avec plein de jeux sur le quai de métro de la ligne 6 (si ma mémoire est bonne) à un plus petit que moi. J’avais vers les 15/16 et j’étais intimidé… L’histoire de ma vie. Haha.

Je ne pouvais pas compter sur maman pour financer la console, (voilà pour le côté princesse Sarah ou Rémi sans famille, au choix 😁).

Avec l’argent de la Snes, j’ai pu m’offrir la 64 avec Mario 64 et Star Wars Shadow of the Empire (vraiment pas terrible mais a l’époque on s’accrochait au jeu même médiocre).

Revenons à la découverte de Mario 64, ma mâchoire est tombée. Il était au-dessus de ce que j’espérais. La DA, la fluidité, le gameplay avec cette prise en main en trident avec cette manette. L’ost, cette liberté de tout. Le HUB, non mais je l’ai poncé comme jamais et aucuns soucis pour récupérer les étoiles et aller sur le château à la fin.

Pour rappel, je suis passé du gap technique entre la 16 bits et la 64 bits, je ne suis pas passé par la 32 bits, même si j’y avais joué chez des potes (PS) mais la, c’était ma console.

M’en souviens comme hier des pubs de Noël…

Ma sœur y a joué, ma mère m’a regardé jouer. La N64 a une place très importante dans ma vie. En plein adolescence ça m’a aidé à la parcourir sans trop de dégâts. La révolution qu’à apporté ce jeu de plateforme sans autre équivalent sauf de la part de Rare avec Banjo. Ne parlons pas de Night…. 😁

Et ensuite j’ai enchaîné avec Goldeneye 64. Un monument (quelle adaptation de films… Rare c’était la folie). Je ne suis pas un jour PC et FPS, le meilleur des 2 mondes. Les parties à 4… pareil pour le MK (je ne suis pas fan de la saga), j’en ai passé des heures sur le mode battle avec les ballons. Et puis Turok 2 avec le ram pack, StarFox 64 (une killer app à mes yeux)… Quel jeu, MAIS QUEL JEU ! J’ai un peu peur du remake sur Switch 2 (ayant fait la démo, hommage que le jeu soit encore dans son jus d’époque…)

Et arriva le fameux Zelda OoT. Tu as déjà un avis concernant mon expérience avec ce jeu… Deuxième tremblement de terre et révolution vidéoludique… Encore une fois, ça venait de Nintendo.

1080° Snowboarding, encore un jeu maître étalon qui a mis la concurrence à terre.

Non vraiment la N64 reste dans mon top des consoles du constructeur. Et c’est marrant vous parliez de la période Cube, mais là ce fut le divorce pour plusieurs raisons (la vie de jeune adulte avec le travail, la vie solo, etc…) et surtout Zelda TP et Mario Sunshine, les pires jeux de ces sagas à mon sens. Passer après ces é chefs d’œuvres de la 64, ça m’a achevé… Même si Wind Waker m’a rabiboché mais le Sunshine, c’est un ratage complet.

Le concept de la course à la technologie m’a gavé; En comparaison, la 64 n’avais pas les éditeurs tiers mais les licences Nintendo étaient carrés, là ce n’était plus le cas même si il ya eu des fulgurances avec le Capcom 5, Le Luigi Mansion, mais globalement, je n’aime pas le/la Cube et pareil la manette, ne m’a pas convaincu…

Enfin voilà pour mon parcours, rapport avec la 64. J’ai des regrets de ne pas avoir fait les Ganbare Goemon. D’être passé à côté du Evangelion, des jeux Treasure, de Conker’s Bad Furday. Je ne comprends toujours pas l’absence de Capcom sur cette gen. Square qui a abandonné Nintendo avec les FF. Je me souviendrais toujours de cette preview des persos en 3D cubic (alors que je ne suis pas fan de rpg). L’absence des jeux de bastons et surtout Killer Instinct qui n’est jamais arrivé à mon grand désarroi…

Thierry Falcoz's avatar

Merci pour ce petit roman Yao ! ;-)

C'est fou comme notre perception d'une console, voire d'un jeu ou d'une série télé, peut être radicalement transformée par nos expériences de vie. Vendre ta Super Nintendo pour pouvoir acheter une N64, surtout en pleine adolescence, n'est pas un acte anodin. Ça du être un crève-coeur… D'autant plus qu'à l'époque, ne l'oublions pas, la sauvegarde et donc ton expérience de jeu était stockée sur la cartouche ! Aujourd'hui, lorsque l'on vend un jeu, on en garde toujours "un petit bout" sur sa console, que ce soit sous la forme de sauvegardes, de trophées ou de screenshots et autres vidéos. Vendre un jeu dans les années 90 était quelque chose de bien plus radical et définitif qu'aujourd'hui je trouve… Cette séparation avec une console aussi mythique et signifiante que la SNES a automatiquement joué sur ton investissement personnel et émotionnel dans la N64. Comme toi, la première machine que je me suis acheté avec "mes sous" possède une aura unique. C'était MA machine. Elle est donc plus fortement liée à mon identité en échappant à l'influence parentale.

Moi, cette machine, c'était l'Amiga 500 ;)

C'est fou qu'à l'époque, et aussi jeune, tu es autant été "anti-PlayStation" ! Au point de ne jamais envisager l'achat de LA console dont tout le monde parlait. LA console qui a rendu le jeu vidéo "cool"... Tu l'expliques comment ? La presse ? Les amis ? Ou c'est simplement le fait que tes expériences (ultra) positives avec les jeux SNES t'ont transformé (à jamais) en fan hardcore ?

Et pour le remake de Star Fox 64, je suis curieux, qu'est-ce que tu veux dire par "dommage que le jeu soit encore dans son jus d’époque" ?

Yao's avatar
Jun 21Edited

Bah écoute je ne le voyais pas comme à l’époque. Ce qui m’importait c’était d’avoir la 64. C’est des années plus tard que j’ai regretté mais sur le moment ps du tout.

Marrant car il ya un jeu que j’ai gardé, c’est Killer Instinct. 😁

Mais sinon oui maintenant je regrette d’avoir bazardé Ganbare Goemon 2/Sunset Riders et Tiny Toons notamment.

J’ai des bribes souvenirs de l’Amiga 500 ou je confonds avec l’Amstrad. Mais trop typé consoles occidentales et micro pour moi. J’y avais joué chez un pote mais mon entourage était pro consoles Jap.

Bah au contraire à l’adolescence on est con et obtus. Comme à l’époque des clans Nintendo et Sega. Moi c’était Nintendo jusqu’à la mort. 🤣Tu me parles pas de Sega et encore moins de Sony.

Cette marque m’évoquait les Walkman/télé, Hook sur Snes et le projet avorté de la Super Famicom CD rom.

Donc autant te dire que je haïssais Sony pour ça. 😁

Forcément je n’avais aucun affect avec les licences Sony. Tomb Raider je m’en foutais. Les FF encore moins (rappel toi le coup de Square par rapport à Nintendo) surtout que je n’aime pas les rpg. Pas du tout attiré par Biohazard. En vrai à l’époque la proposition de Nintendo me satisfait pleinement. Bon sauf le désert niveau jeux de baston, là oui c’était dur surtout que rappelle toi, je vouais un culte à Killer Instinct (le 1er). Et le manque aussi de jeux d’action et de btu sur 64, oui ça m’a manqué.

C’est vraiment la PS2 qui m’a fait rentrer ds l’ère Sony car d’une le/la Game Cube m’avait déconnecté du JV. Et de deux Fumito Ueda a débarqué avec son Shadow of the Colossus. 😍Expérience unique propre à la PS2. J’ai craqué puis est arrivé GodHand, etc… Donc la j’étais bien rentré ds le monde videoludique de Sony. 😁

Concernant StarFox 64, j’ai fait la démo et la maniabilité a l’air d’être la même de l’époque. Le vaisseau et un peu rêche ds ses mouvements.

C’est très mechanique.

Ils auraient pu fluidifier le tout mais à voir avec le jeu complet.

Thierry Falcoz's avatar

Je vois pour Star Fox 64 !

Pour le schisme PlayStation / Nintendo, je comprends tout à fait ! J'ai pleinement vécu ce dernier avec la guéguerre Amiga / Atari. Mais je l'ai beaucoup moins ressenti après, où ce qui m'intéressait avant tout c'était le jeu vidéo en général, au delà des frontières créées par les constructeurs. Mais je travaillais déjà dans le milieu et je pouvais financièrement m'acheter plusieurs consoles, donc ça change tout bien sûr. Tu as été fan de GodHand dès sa sortie ? Le jeu s'était fait défoncer par la critique à l'époque non ?

Yao's avatar

Comme je disais t’es devenu grand et avec un pouvoir d’achat. Haha.

Mais au fond si j’avais eu les moyens j’aurai choper sans hésiter une Neo et une PC Engine. Je bavais devant ces consoles à l’époque. 🤤

Bah pour GodHand c’est Mikami et Clover derrière donc achat direct. Puis les tests d’époque m’ont trop intrigué. Le côté Hokuto no Ken pour la DA et le nawak, j’étais acquis à la cause. 😁

D’ailleurs plus la critique défoncé un jeu plus je m’y intéresse.

Pour te dire à l’époque où Micromania avait encore une aura, le les avait appelé pour avoir conseil pour ce jeu et Killer is Dead (ironiquement je l’ai acheté sur PS2 et non Cube). Je me souviens d’avoir bien parler avec le vendeur et au final il a été de bon conseil. Je ne regrette pas car KiD est culte (ma découverte avec Suda 51 ❤️❤️). Et lui aussi divisé ds la critique.

Pour revenir à GodHand, j’ai aimé une fois les mains posées sur la manette. J’ai adoré.

Pour te dire je ne pense pas y rejoué car j’ai peur d’être déçu. Je veux garder mon souvenir intact.

Si j’avais écouté ces critiques je serai passé totalement à côté de ces 2 pépites. C’est un peu la définition du jeux JV Jap que j’aime. La période PS2 de toute façon, on ne retrouve pas des jeux aussi barrés je trouve de nos jours.

Après dernièrement en regardant des vidéos de Netageo j’ai vu des petits jeux indés Japs, qui me parlent plus que tout l’industrie actuelle. 😁

Thierry Falcoz's avatar

Alors je suis partagé sur la vibe du gars, mais il est intéressant et pointu dans ses analyses, malgré une certaine mauvaise foi par moment :)

Mais je me suis dis que sa vidéo sur God Hand pourrait t'intéresser :

https://www.youtube.com/watch?v=9SYVfDFT84o

Yao's avatar

Aah merci j’irai voir. Plus de 50 mins la vache.

Yao's avatar

Comme je disais t’es devenu grand et avec un pouvoir d’achat. Haha.

Mais au fond si j’avais eu les moyens j’aurai choper sans hésiter une Neo et une PC Engine. Je bavais devant ces consoles à l’époque. 🤤

Bah pour GodHand c’est Mikami et Clover derrière donc achat direct. Puis les tests d’époque m’ont trop intrigué. Le côté Hokuto no Ken pour la DA et le nawak, j’étais acquis à la cause. 😁

D’ailleurs plus la critique défoncé un jeu plus je m’y intéresse.

Pour te dire à l’époque où Micromania avait encore une aura, le les avait appelé pour avoir conseil pour ce jeu et Killer is Dead (ironiquement je l’ai acheté sur PS2 et non Cube). Je me souviens d’avoir bien parler avec le vendeur et au final il a été de bon conseil. Je ne regrette pas car KiD est culte (ma découverte avec Suda 51 ❤️❤️). Et lui aussi divisé ds la critique.

Pour revenir à GodHand, j’ai aimé une fois les mains posées sur la manette. J’ai adoré.

Pour te dire je ne pense pas y rejoué car j’ai peur d’être déçu. Je veux garder mon souvenir intact.

Si j’avais écouté ces critiques je serai passé totalement à côté de ces 2 pépites. C’est un peu la définition du jeux JV Jap que j’aime. La période PS2 de toute façon, on ne retrouve pas des jeux aussi barrés je trouve de nos jours.

Après dernièrement en regardant des vidéos de Netageo j’ai vu des petits jeux indés Japs, qui me parlent plus que tout l’industrie actuelle. 😁

Frédéric's avatar

fallait garder sa SNES surtout si c est une US avec Secret of mana, Mario Kart, Street Fighter II et c'est tout ! 😎

Yao's avatar

Je sais mais bon fallait bien financer la console comme je l’expliquais, ma mère n’allait pas m’aider…

Michael's avatar

oulala encore un podcast qui s'annonce bien dense. Je vais filer l'écouter.

Concernant les thèmes, perso la Nintendo 64 je n'ai pas eu à l'époque. Toutefois, comme beaucoup je jouais à 4 à Goldeneye chez un pote sur une télé de 36cms. On avait de bons yeux.

Je me suis acheté une 64 dans les années 2010 pour combler un trou dans collection. Je dois avouer ne pas avoir accroché plus que ça. Zelda OOT oui super jeu, mais le palais de l'eau m'aura blasé et j'ai mis de coté. Mario kart 64 est pour moi l'un des moins bons : le brouillard, le déséquilibre de l'IA bref. C'est plat et un peu sans saveur. Reste le mode battle qui est toujours sympa, mais bon.

Mario 64 est par contre un excellent jeu, c'est le seul qui m'aura vraiment interessé. Je sors ZELDA MM, car je n'ai pas expansion pack du cout, j'ai le jeu, mais je ne peux pas y jouer.

Fatal Frame II: Crimson Butterfly je l'ai commencé, mais je ne l'ai pas bouclé. L'ambiance est vraiment super, mais la lenteur a fini par me blaser. Je lui redonnerai sa chance.

Et mina, je l'ai acheté, mais pas encore lancé :)

Thierry Falcoz's avatar

Si tu es fan de Goldeneye 007 et que tu lis l'anglais, je ne peux que te conseiller la lecture de l'excellent livre de Alyse Knorr sur le développement du jeu !

https://bossfightbooks.com/products/goldeneye-007-by-alyse-knorr

Michael's avatar

Merci du tuyau. Toujours sympa un bon bouquin.

Frédéric's avatar

Y a 30 ans... j'avais une douzaine de n64 , 10 jours avant sa sortie au Japon. la veille au soir de sa sortie, j avais fini Mario64 et j étais avec des amis Japonais au restaurant, je leur avais apporté la console dans sa boîte et en partant dans le taxis nous brandissions la n64 par la fenêtre devant les très nombreux japonais qui attendaient minuit devant softmap pour récupérer leur commande de la Nintendo gros couillon. 😎

Seb's avatar

Hate d'écouter la review de Mina. J'avoue que j'hésite, car quand j'entends qu'il est comparé à zelda, ça me titille, mais on parle aussi de dark souls, et je n'ai vraiment pas envie de cracher du sang. Sinon, je suis tombé sur le 101% sur origami par hasard la semaine derniere, quelle surprise de retrouver (certaines de) nos emissions favorites. En espérant d'autres initiatives dans le même genre.

Thierry Falcoz's avatar

Si tu as plus de question sur Mina après avoir écouté le podcast, n'hésite pas à venir les poser dans ces commentaires ! ;-)

Et oui, ce 101% anniversaire annuel est la preuve de l'attachement à cette chaîne, malgré le temps qui file entre nos doigts, que ce soit de la part des gens qui la regardaient comme de celles et ceux qui la créaient.