Dragon Quest fait (encore) peau neuve
La démo de Dragon Quest VII Reimagined est disponible. Et ce nouveau remake joue les caméléons !

Je suis limité à 5 réponses avec ces sondages ! Du coup impossible d’ajouter d’autres plateformes (PlayStation, 3DS, mobile, etc) ou une option “avec un spin-off” par exemple, la franchise Dragon Quest étant loin de se limiter à ses 11 épisodes classiques J-RPG…
N’hésitez pas à partager dans les commentaires votre premier contact avec la série !
Personnellement, j’ai découvert la saga Dragon Quest en 2004, avec la sortie du VIII sur PlayStation 2.
Ce volet avait la particularité de proposer des graphismes en 3D cel shading, qui donnaient la sensation de jouer dans l’un des dessins animés de notre enfance, comme l’avait fait The Legend of Zelda: Wind Waker quelques années auparavant.
Un mariage parfait - une évidence même ! - le design des monstres et des personnages étant historiquement (depuis la sortie du premier DQ sur Famicom en 1986) conçu par le regretté Akira Toriyama, auteur de Dragon Ball et Dr Slump.

Dragon Quest possède ainsi une “rondeur” et ce petit côté “cosy / marshmallow“ que l’on associe généralement à l’enfance. Entre les mains de Toriyama, même les monstres de la série débordent du juvénile charisme de nos premiers “doudous”.
C’est ça… Dragon Quest est une série “doudou”.
Dès que l’on aperçoit un slime (et la plupart des monstres d’ailleurs !), on a envie de le serrer dans ses bras avant de le fourrer dans notre sac pour partir à l’aventure en arborant le même sourire, à la fois insouciant et conquérant, des jeunes héros Toriyama-esques.

Si ce sentiment de nostalgie est aussi présent chez quelqu’un comme moi, qui a découvert la saga adulte, c’est indéniablement grâce à la magie Toriyama, tout en étant un effet secondaire de la série Dragon Ball.
Ce 7ème épisode, dont j'ai fait les 3-4 premières heures de jeu (la démo est généreuse), est d'abord sorti en 2000 sur PlayStation. Tout du moins au Japon, parce qu’il ne faut pas oublier que le premier Dragon Quest de la série classique officiellement sorti en France… est le VIII en 2006 !
DQVII arborait sur PlayStation une version “brute de décoffrage” de la direction artistique “HD-2D” qui allait devenir la marque de fabrique de la série Octopath Traveler et des récents remakes des premiers Dragon Quest. Soit des titres à cheval entre deux époques, affichant un mélange entre des décors en 3D et des personnages représentés à l'écran sous la forme de sprites 2D.

DQVII a ensuite fait l'objet d'un premier remake 13 ans plus tard, en 2013 donc, sur 3DS, où il reprenait l'esthétique full 3D et le vernis dessin animé de Dragon Quest VIII. 👇


Et aujourd'hui, 13 ans plus tard (une nouvelle fois !), il revient en arborant un nouveau look, baptisé ドールルック en japonais, qui se traduit par "look poupée" !
Je trouve personnellement que cette nouvelle approche visuelle sied à merveille aux personnages et créatures créés par Akira Toriyama. Son style et son approche du character design a souvent joué sur les proportions pour lorgner du côté d’une esthétique SD (pour Super Deformed ; soit des grosses têtes sur des petits corps), tout particulièrement avec la série Dr Slump.
C’est un peu comme si ses personnages avaient toujours renfermé en eux une marionnette.
Et on parle bien ici d’une marionnette et non d’un jouet en plastique… Contrairement aux deux derniers Zelda 2,5D par exemple (le remake Switch de Link’s Awakening, ainsi qu’Echoes of Wisdom), ce Dragon Quest VII Reimagined n’affiche pas le côté “lustré” et un peu plastique des figurines Playmobil. Il possède à mes yeux ce petit côté “fait main” - artisanal - qui rappelle le travail de Aardman Animations (Wallace & Gromit) ou de Jim Henson (Dark Crystal).
On a réellement l’impression de pouvoir “sentir” les matières et la texture des vêtements portés par les héros du jeu : le velours duveteux de la tenue du prince, etc. Comme s’il s’agissait d’habits de marionnettes confectionnés avec amour par des artisans de talent.
On ne sera donc pas surpris d’apprendre que Square Enix avait commandé la création d’une série de poupées en bois auprès du studio Nova.
Une vidéo promotionnelle montrant les artistes au travail du studio Nova, spécialisé dans la création de poupées et de marionnettes depuis 1953 (!), et des équipes de développement Square Enix. Ces poupées physiques ont ainsi nourri l’esthétique unique de ce nouveau remake.
Cette nouvelle approche artistique confère à Dragon Quest VII Reimagined un feeling assez unique.
Monstres et personnages possèdent une véritable "présence" physique, d’ailleurs renforcée par leur intégration dans des décors arborant un style "diorama".




Ne serait-ce que visuellement, Dragon Quest VII Reimagined apporte quelque chose d’unique, qui fait à la fois sens dans le cadre de la franchise, mais semble aussi être la conséquence d’un improbable… effet papillon.
Je m’explique !
J’en avais parlé dans mon article consacré en fin d’année dernière à l’exposition Final Fantasy IX, conçue pour célébrer les 25 ans du jeu. FFIX, le dernier Final Fantasy chapeauté par Hironobu Sakaguchi (le papa de la série), possédait déjà des personnages au look de poupées. Cette esthétique avait été poussée par Sakaguchi pour renforcer le côté “conte pour enfants” (sans pour autant renier le ton shakespearien des tumultes internes de ses personnages) qu’il considérait comme faisant partie de l’ADN de la franchise. Une approche abandonnée par la suite…
FFIX est sorti en 2000, deux mois avant le Dragon Quest VII original sur PlayStation.
Du coup, le fait que le second remake de DQVII, sorti 26 ans plus tard, renoue avec l’esthétique perdue du dernier Final Fantasy de Hironobu Sakaguchi, me semble presque poétique.
Mais je m’égare sans doute…
Ce qui est certain, c’est que ce nouveau Dragon Quest VII Reimagined évoque plus que jamais l’enfance. Série “doudou” par excellence, Square Enix agite une nouvelle fois cet artefact magique de notre enfance sous notre nez, et je sais déjà que je vais continuer à y jouer début février.
Le jeu a l’air un peu différent de ses ancêtres, avec des choses en moins (la version PlayStation était particulièrement longue semble-t-il), mais aussi de nombreux ajouts (monstres spéciaux à défier une fois que l’on est prêt ; coeurs de monstres à collectionner ; système de jobs retravaillé ; etc.).

Ce qui restera inchangé en revanche, et restera la flamme inextinguible de la franchise, c’est le fait que l’empreinte d’Akira Toriyama est toujours là, reconnaissable entre toutes.
Et ce, quel que soit le style ou la direction artistique adoptés.
PS: Toutes les images illustrant cet article ont été capturées à partir de la démo jouable de Dragon Quest VII Reimagined sur Switch 2. À l’exception du key art du jeu, issu de site presse SQE ; d’une image de Dragon Quest III HD-2D Remake prise sur son site officiel japonais ; et des screenshots de Dragon Quest VII sur PlayStation et 3DS, respectivement tirés d’un scan du numéro 46 de PlayStation Magazine et du site officiel du jeu.





Bonjour Thierry,
Je n'arrivais pas à mettre le doigt sur mon ressenti mais tu as su trouver les mots justes, c'est bien le côté "doudou" lié à l'âme du design de Toriyama, ainsi que le souffle d'aventure / conte pour enfant qui donne ce côté rassurant à l'univers de DQ. Et j'adhère aussi à l'esprit "poupée" que je trouve très immersif. L'opening animé avec la "marche DQ" en fond musical est divin, je l'ai regardé 6 fois :-)
Ne suivant pas toujours l'actualité au jour le jour j'étais persuadé que le jeu ne sortirai pas sur Switch 1 et je m'étais fait une raison. Qu'est ce que j'ai été heureux de voir que je pouvais faire la démo sur ma bonne vieille Switch. Je m'y mets dès ce soir.
Merci pour la newsletter et bonne fin de semaine.
Que dire sur Dragon Quest ? On est gâté ces dernières années.
Après avoir été copieusement oublié en Europe avec les versions précédentes.
Comme beaucoup mon premier contact avec la série a été le VIII sur PS2. Plus précisément avec la démo dans le PS2 magazine.
Une claque qui m'a fait acheté le jeu dans la foulée.
J'avais raté les versions DS mais j'ai eu la chance de pouvoir les trouver avant que les prix n'explosent. J'ai donc pu faire dans l'ordre IV, V et VI. Et le VII ? et bien je ne l'ai jamais terminé. Une pause (je en sais plus pourquoi ? des vacances ? j'avais l'habitude d'y jouer dans le bus en allant travailler...) qui m'a rendu le retour dans le jeu trop compliqué avec tous les endroits à visiter. C'est avec joie que j'ai vu ce remake annoncé.
Bon le IX je l'ai eu trop tard pour tester le jeu en multi et les quêtes annexes, le X à part Nico je ne connais personne qui a pu y jouer...
Enfin le XI que j'ai dévoré à sa sortie et dont j'ai perdu la sauvegarde... Crash de PS4, reinstall du système, ma fille lance une partie, sauvegarde et... écrase ma sauvegarde cloud. Je ne m'en suis pas remis...
Dans l'espoir de jouer aux 3 premiers inédits chez nous j'ai acheté la compilation sur switch regroupant les 3 jeux. Sauf que l'adaptation est resté conforme au maniement sur NES et je ne suis pas rentré dedans...
Fort heureusement les versions HD-2D sont annoncées et sorties... Quelle joie de pouvoir enfin faire l'histoire complète. Le III l'année dernière, et I & II pour les fêtes cette année. Comprendre pourquoi le I et le II ont souvent été mis ensemble sur une cartouche ou un support optique.
Bref pour revenir à la démo du VII, j'y vais par petites touches en prenant le temps de faire du level up, je veux finir la démo le plus tard possible pour avoir le moins de temps à attendre la réception du jeu complet bien évidemment déjà réservé.
Vu la taille du pavé, vous avez compris que j'adore cette série et à part Grandia (dans un univers différent et un mode de combat plus dynamique) je ne retrouve nulle part cette envie de partir à l'aventure à la recherche des "metal slime". ;)
Un petit mot pour mes enfants qui au final me voyaient rarement jouer et qui doivent désormais me partager la console ;)