Les chevaliers de Baphomet, prêté par une copine de classe. Comme tu le décris dans l’article, c’était un beau moment de « Attends tu connais pas ? C’est génial, je te le prête ».
C’était mon tout premier point and click et une expérience dont je me souviendrai toujours.
Pour moi, le prêt physique n'existe plus depuis 20 ans car mes potes joueurs sont éparpillés dans toute la France alors que mes amis les plus proches géographiquement ne sont pas du tout joueurs.
Le prêt reste donc un souvenir important des années 8/16 bits, entre échange dans la cour de récré ou lors des après-midi chez les copains. Mon souvenir le plus marquant remonte à l'été 1993 (je crois) où j'avais échangé mon Batman Animated Series sur Game Boy avec Mystic Quest. Échange effectué au dernier jour du collège et qui s'achèverait au premier jour de la rentrée, quasiment deux mois plus tard. L'échange a clairement été en ma faveur car Mystic Quest méritait bien plusieurs semaines pour se savourer alors que le Batman, d'une difficulté abominable, pouvait être abandonné en une après-midi.
J'ai adoré Mystic Quest, au point de l'emmener avec moi chez des amis pour le leur faire découvrir aussi. Seul et unique gros point noir : le jeu ne disposait que de deux alors de sauvegarde. Et l'ami qui me l'avait prêté m'avait demandé de ne surtout pas toucher à son slot. Je devais donc jouer sur un seul slot et c'est là qu'il y a failli avoir une catastrophe. Lors d'un après midi chez un copain, en lui montrant le jeu, je lui dit qu'il peut y jouer mais qu'il ne doit surtout pas toucher à la save du propriétaire du jeu. Quand je récupère le jeu en fin d'après-midi, mon copain m'a laissé dans une situation inextricable : le héros avec un point de vie dans la salle d'un boss (et oui, on pouvait même sauvegarder en plein combat). Complètement bloqué (impossible de revenir en arrière dans cette séquence du jeu), sans objet de soin ... L'enfer !
J'ai passé ma soirée à tenter de battre le boss sans me faire toucher ... Et j'y suis arrivé.
Mystic Quest est un jeu merveilleux mais cette anecdote me le rend encore plus particulier à mon coeur.
Avec la décision récente de Sony d'arrêter le support physique, c'est toute une nouvelle génération de joueurs et joueuses qui sera privée de ce genre d'incidents anecdotiques qui font pourtant aussi partie de notre expérience en dehors d'un jeu.
Merci pour les newsletter toujours agréables à lire et pour les podcasts qui accompagnent mes balades en bord de mer.
Ce genre de mésaventures teintées de stress aboutissant finalement à un souvenir de win totale fait définitivement partie de la saveur unique du format physique.
Merci encore pour cette infolettre qui aborde un thème se prêtant à faire rejaillir des souvenirs du passé et à les analyser. Je pense qu’il s’agit de mes newsletter préférés car je les commente à chaque fois.
Mon rapport au prêt de jeux vidéo est doublement compliqué. Je n’aime pas prêter mes jeux vidéo et je n’apprécie pas les jeux que l’on me prête autant que si je les avais achetés moi-même.
J'ai pourtant moi-aussi connu cette époque bénie du voisin qui possédait énormément de jeux sur NES quand je n’en possédais que 2 (Super Mario Bros 2 et Zelda II Adventure of Link). J’ai pu découvrir Aladdin, MacdonaldLand, Super Mario Bros et Duck Hunt, Tortues Ninja et probablement d’autres dont j’ai oublié l”existence).
Je dois à ce voisin qui a déménagé à la fin des années 90 d’avoir nourri ma curiosité qui s’est ensuite transformée en passion avec la PlayStation.
Je reste cependant très précautionneux de mes jeux et de mes consoles d’où la difficulté de faire confiance aux autres. Le fait de retrouver mon exemplaire tout neuf de Devil May Cry sur le parquet d’un ami à qui je l’avais prêté m’a dissuadé de renouveler l’expérience. Les microrayures sur le DVD sont toujours présentes et me rappellent cet épisode malheureux. Je n’ai plus prêté de jeux après l’époque de la PS2 car je ne supportais pas l’idée de retrouver le jeu dans un état dégradé.
Plus étonnant, j’apprécie moins un jeu que l’on m’a prêté. Il y a cette idée qu’il faut le faire pour ensuite le rendre ce qui crée un sentiment d’obligation d’y jouer. Cet ami peu précautionneux de ses jeux et de ceux des autres, prêtait sans problème les très nombreux jeux qu’il achetait (1 à 2 par mois). Je me suis retrouvé avec son exemplaire de “Prince of Persia les Sables du Temps” avec un délai de 2 à 3 semaines avant de le lui rendre. Et j’ai repoussé l’essai du jeu jusqu’au dernier weekend. Y jouer fut une corvée car il y avait ce sentiment d’obligation et de pression à le finir pour le rendre. Il m’est rapidement tombé des mains et je n’y ai pris aucun plaisir. Pourtant, je l’ai racheté sur GameCube à 10€ quelques mois après et cette deuxième tentative, libérée de toute contrainte, fut la bonne. Les sables du temps est un grand jeu qui m’a profondément marqué et qui reste encore aujourd’hui une expérience importante dans ma vie de joueur.
C’est à ce moment que j’ai compris que dès lors qu’une contrainte s’imposait, je ne prenais aucun plaisir à lire un livre ou à jouer à un jeu.
C’était déjà la raison pour laquelle je n’aimais pas les livres que l’on devait lire à l’école ou au collège. C’est la raison pour laquelle, il m’est difficile d’emprunter un livre dans une bibliothèque : avoir un temps limité et contraint pour le lire.
Je préfère acheter un objet culturel et le découvrir à mon rythme même si cela prend des mois ou des années. Ma “pile of shame” est énorme mais c’est la mienne, achetée avec mon argent et je ne dois rien rendre à personne; je peux prendre mon temps (voir le bas du commentaire pour une nouvelle réflexion sur ma pile of shame)
En conséquence, ma pratique du jeu vidéo est exclusivement basée sur mes achats depuis près de 20 ans. C’est pas internet et la presse que je me tiens informé et que j’essaie de découvrir de nouveaux jeux.
Je discute jeu vidéo avec des collègues de travail dont certains que je considère comme mes amis, mais je décline toujours quand on me propose de me prêter un jeu et je n’en propose jamais.
Cette infolettre et les commentaires m’amènent enfin à faire dévier la discussion vers une deuxième : parmi les jeux que l’on vous a prêté ou que vous avez prêté; lesquels ne vous a-t-on jamais rendu et lesquels n’avez-vous jamais rendu ?
Il est temps d’avouer nos méfaits. Je commence en avouant n’avoir jamais rendu Aladdin et McDonaldLand sur NES à ce voisin qui me les avait prêté avant qu’il ne déménage.
PS : Je me permets de dévier sur une autre discussion. Cette pile of shame semble chez moi devenir un bastion de réconfort face à la morosité ambiante dans le monde du jeu vidéo. Face aux décisions purement économiques de Sony et de Microsoft, ainsi que d’autres éditeurs; il me semble de plus en plus important de ne plus soutenir leurs pratiques en achetant leurs jeux. Certains répondront que boycotter un jeu c’est sanctionner les développeurs plus que l’éditeur, mais je leur répondrai que même en achetant leur jeu, les développeurs se font maltraiter puis renvoyer.
En refusant de jouer le jeu des éditeurs à partir de 2026, je me recentre sur les petits développeurs indés et sur ma pile of shame. Je me permets même de regarder en arrière et de voir tous ces jeux au format physique que je n’ai pas acheté et que je pourrais acheter pour les découvrir.
Ce qui fait que je reste calme face aux décisions capitalistes des grands groupes, c’est que je peux très bien arrêter aujourd’hui d’acheter les nouveautés AAA pour me concentrer sur la période 1986-2026 et avoir de quoi jouer jusqu’à la fin de mes jours sans aucun problème.
Très beau billet et c’est vrai, la partie peur du prêt car peur de savoir comment la personne va en prendre soins. Ça a toujours été une crainte. Et dans les 2 sens aussi.
Chouette souvenir du moment où avec un ami qui avait la N64 et moi la PsOne, on s'est échangé nos consoles et nos jeux pour tester chacun la console de l'autre pendant plusieurs semaines
J'ai pu découvrir Mario 64, Ocarina of Time, Goldeneye et tous les classiques de cette façon, pour pas un rond !
Le swap de consoles avec une sélection de jeux c'est quand même bien cool !! à défaut de pouvoir se prêter des jeux, c'est vrai qu'on pourra encore se prêter des consoles avec plein de jeux installés dessus :p
Après niveau demat je pense à Steam qui a une fonction Famille pour pouvoir jouer aux jeux que d'autres personnes ont acheté, c'est une super idée et je prie pour que ça ne saute pas de Steam parce que c'est une super feature pour se "prêter" des jeux
Oui... MAIS. Comme c'est aussi le cas sur Switch, limiter le prêt à la famille (avec des places limitées pour celle-ci) est vite frustrant et empêche le prêt "spontané" (mon préféré). Donc c'est cool, bien sûr, mais pas suffisant je trouve.
J'ai plus prêté de jeux qu'emprunté mais oui, je me souviens de cet été-là… je devais avoir 13 ou 14 ans et j'étais parti 1 semaine chez ma grand-mère.
Mon cousin avait aussi une SNES et il m'avait prêté Illusion of Time ou Mystic Quest.
Le problème est que je partais le lendemain.
Maintenant je sais qu'ils sont courts pour des RPG mais ça reste environ 20h de jeu.
Je n'ai bien sûr pas passé une nuit blanche dessus mais presque et… je n'ai pas eu le temps de le finir, malheureusement !
Un pote de mon frangin nous avait prêté Skyblazer(Karuraou -迦楼羅王)sur super nes. J'en ai un souvenir vraiment grandiose sans avoir pu y retoucher depuis. Les souvenirs sont flous avec le temps et chaque voyage au japon m'éloigne un peu plus de ce jeu. En effet je le croise à chaque fois en vitrine pour un prix qui a bien fait x5 en 10 ans. Et comme tu l'expliques dans ton article, pas évident de sortir une grosse somme quand on est pas certains d'être satisfait. Je me demande à quel point mes souvenirs d'enfances embellissent ce jeu qui a probablement vielli.
Aah mais pareil. Un pote m’avait aussi prêté Skyblazer et je l’avais fini la journée, car j’étais malade ce jour là. Bien sûr au lieu de se reposer, la console avait chauffé toute la journée. 😁
Pour ma part c'est un prêt de jeu qui a défini le type de joueur que je suis devenu. Mon ami Pascal m'avait prêté Batman the Movie sur Atari ST (on avait 10 ans lors de cette histoire). Le troisième niveau était complètement infâme, basé sur un jeu de réflexion hyper punitif et limité en temps. Il avait dû réussir à le passer une ou deux fois à peine. Une semaine plus tard je lui rendais le jeu à son grand étonnement,
en lui disant qu'il était un peu court . Il me demanda alors comment j'avais réussi à finir le jeu si vite avec ce troisième niveau limite aléatoire dans sa résolution. Et je lui répondis "ben j'ai utilisé le code pour passer les niveaux". Un cheat code (que j'avais sans doute trouvé dans un magazine) permettait d'avoir les vies infinies et passer au niveau suivant en appuyant sur F10.
À ma grande surprise il me répondit à son tour "si tu triches encore une fois dans un jeu, je ne t'en prêterai plus jamais". C'est un ami que j'estime beaucoup et qui m'a toujours épaté par son habileté dans les jeux. C'est grâce à sa menace que j'ai compris qu'on ne devenait bon aux jeux qu'en y jouant vraiment. Cette histoire m'a complètement traumatisé au point de ne jamais utiliser même des savestates.
Merci Pascal, grâce à toi je suis devenu un passionné acharné et exigeant plutôt qu'un simple amateur.
Pascal pourrait faire le sensei dans un anime ! ;)
Ne pas céder à la facilité, bosser pour s'améliorer... ce sont en effet des valeurs positives que l'on peut apprendre à travers le jeu vidéo et les bonnes rencontres.
Ceci dit, pour la défense des save states - qui se tapent une sale réputation ! - celles-ci peuvent aussi être utiles pour apprendre, s'entraîner et s'améliorer en optimisant son temps ! Dans le milieu du shoot'em up par exemple, l'absence de save state (ou au minimum de niveaux et checkpoints sélectionnables) est aujourd'hui considérée comme un gros point négatif. Pour tenter de 1CC (finir un jeu avec un seul continue) un bullet hell CAVE par exemple, il est nécessaire de refaire encore et encore des sections particulières d'un niveau afin d'apprendre la "bonne route" et de tenter des trucs sans devoir se retaper toutes les sections déjà maîtrisées !
Je sais que je suis un peu hors sujet, et je comprends bien pourquoi tu as donné cet exemple, mais je tenais tout de même à faire un petit geste pour la réputation des save states :p En revanche, utiliser cette fonction pour finir un jeu sans jamais chercher à y jouer vraiment, pour ensuite dire "je l'ai fini sans problème", est à mon sens problématique et néglige une partie essentielle du plaisir lié au jeu vidéo : celui de surmonter un challenge, de s'améliorer, et de réussir ce qui nous a un temps paru comme "impossible" ;)
On aura très bientôt l’occasion de revenir sur cette annonce choc, de débattre de la fin d’une ère ô combien réjouissante, d’évoquer l’amour de la collection ou encore de parler de cette trahison impardonnable.
La PlayStation… Toi, MA première console. (Eh oui, objectivement, la Master System appartenait à mon grand frère, même si j’y ai bien plus joué que lui et que c’est elle qui m’a inoculé ce virus que tant d’entre nous ont attrapé.) Toi, la PlayStation reçue à Noël 1997, dans une joie que je n’oublierai jamais. Toi, la console à laquelle je suis resté le plus fidèle. Mince, quoi… quel coup de poignard dans le dos.
Et comment, après la lecture de ce billet d’humeur dans lequel on se reconnaît tous, ne pas avoir la gorge nouée ? Comment ne pas repenser à ces belles années de partage, à ces débats interminables autour du jeu dont toute ma bande parlait ? La liste des jeux prêtés et empruntés, surtout à l’époque de la PS1 et de la PS2, est interminable et m'emplit d'une douce nostalgie.
Mais ce qui est finalement le plus réconfortant, c’est de se dire que cette saveur du partage n’était pas qu’un plaisir lié à l’enfance. Elle traverse les générations, tant que l’on n’a pas complètement basculé dans les rangs du full dématérialisé...
Je ne te remercierai jamais assez de m’avoir prêté Mario Odyssey dès que la Switch est arrivée chez moi. Quelle claque. Un séjour avec de longs trajets en train qui s’annonce ? Tu réponds présent en me prêtant New Super Mario Bros. U Deluxe. Finalement, plus que jamais ces dernières années, en écho à mes débuts de joueur, ont été synonymes de prêts. Que de découvertes. Que de plaisir.
Alors, me dire que tout cela pourrait disparaître, avec tant d'autres petits bonheurs intimement liés au support physique, me rend profondément triste.
Je chérirai donc précieusement ma boîte de The Last of Us II pour te la prêter un jour.
Merci Julien !! Pouvoir se prêter des jeux est tellement important... J'espère pour les prochaines générations que quelques irréductibles (Nintendo ?) continueront encore longtemps le physique. Les Game-Key Cards ne sont pas si mal finalement... Certes elles ne fonctionneront sans doute plus dans 20 ans, mais au moins, on peut se les prêter aujourd'hui.
L'annonce de Sony sonne le glas d'une ère de partage videoludique, une page se tourne tristement.
Les générations futures ne connaîtront pas le plaisir simple de partager le jeu video. Mettre le jeu master system Tom & Jerry dans son cartable en douce le matin, revenir le soir avec Asterix après un discret échange dans la cours de récré! J'ai decouvert moultes jeux grâce au prêt, d' Action Fighter sur SMS, à Final fantasy VIII sur PS1(qui me fera acheter le IX plus tard, 2 jeux auxquels je n'aurais peut être jamais joués car le tour par tour ne m'inspirait pas), Quackshot et Soleil sur MD (dont on a parlé et que tu m'as dit vouloir faire cette année ^^) Mischief Makers sur N64, les 2 premiers resident evil sur PS1, ou plus récemment RE requiem et Astrobot sur PS5, et bien d'autres. Et bien souvent, ces prêts n'étaient même pas sollicités, mais découlaient naturellement de l'expérience partagée d'un ami qui se concluait par cette volonté de faire découvrir une œuvre appréciée. "Faut que tu le fasses, il est trop bien. Je te le ramène demain".
Pensée émue pour ce pote tête en l'air et bordélique à qui j'avais prêté The Legend of Zelda Majora's Mask sur N64, et qui me rendit, une paire d'années plus tard (j'avais presque oublié) la belle boîte cartonnée... mais avec la mauvaise cartouche dedans, un Zelda Ocarina of Time! Il ne retrouva jamais mon Major's mask, je ne le revis jamais. Il m'avouera des années plus tard qu'il l'avait prêté à quelqu'un un été... qui avait déménagé pour une autre ville lointaine avant de pouvoir lui rendre!
Cette anecdote improbable n'aurait pu exister et devenir cet insolite souvenir sans le jeu "physique".
La rumeur raconte que ma cartouche de Majora s Mask continue d'être partagée à travers le monde depuis plus de vingt ans^^
P.S: Tu as de la chance d'avoir des amis fans de Sega à qui tu peux emprunter les classiques, estime toi heureux!
"Et bien souvent, ces prêts n'étaient même pas sollicités, mais découlaient naturellement de l'expérience partagée d'un ami qui se concluait par cette volonté de faire découvrir une œuvre appréciée."
Voilà... c'est ça le plus important. Et de loin. L'objet physique sert à ça pour beaucoup beaucoup de personnes : au partage. "Tu as de la chance de ne pas l'avoir lu / joué / vu / écouté... tiens, tu me le rends quand tu veux !".
PS : je crois que ton Majora's Mark est passé entre mes mains un jour d'avril 2003. Il est reparti depuis, sa silhouette se découpant sur un coucher de soleil.
PS2 : je suis très heureux de pouvoir emprunter TOUS LES JEUX Sega que je veux sur N'IMPORTE QUELLE CONSOLE Sega ! ça fait presque peur de voir l'incroyable collec de Marc ;-)
Félicitation Thierry, je pense que ce sujet va faire remonter de beaux souvenirs et que tes lecteurs vont réagir à cette invitation. Personnellement j'ai un souvenir très fort car il s'agit à la fois d'un prêt de jeu et de console. En 1996, le vendeur d'une boutique de jeux vidéo qui était installée en bas de chez moi s'était importé la Nintendo 64 américaine à titre personnel. Et le jour où il l'a reçue, ne pouvant pas y jouer le soir même, il me l'a prétée ! POUR UNE NUIT !!!
Etant fan absolu de Super Mario à l'époque, j'étais aux anges. D'ailleurs je me souviens qu'il m'avait aussi prété Pilotwings 64 mais que je n'y ai même pas touché. (hahaha).
Je n'avais pas de téléviseur compatible NTSC donc j'ai du jouer en noir et blanc. Mais qu'importe, j'ai joué toute la nuit à Super Mario 64 et je n'en croyais simplement pas mes yeux. C'était la révolution et j'étais réellement desespéré de ne pas pouvoir y jouer plus longtemps.
Avec la sortie décalée de la console en France par rapport aux Etats-Unis et au Japon, j'ai du attendre plus d'un an pour y jouer de nouveau, cette fois-ci en PAL. Mais quel souvenir ! C'est le prêt de jeux vidéo le plus marquant de ma vie :-)
c’est la première fois que je ressens ça en lisant ta newsletter : je ne m’attendais pas à ce qu’elle soit aussi courte… surtout pour un final. "Les gens de chez Sony ne doivent pas avoir beaucoup d’amis".
Je pense qu’il doit y avoir énormément de colère, tout comme moi.
Effectivement, nombre d’objets de la pop culture m’ont été prêtés, offerts, donnés ou échangés au fil des années.
Mais accorde‑moi un hors‑sujet.
je sais que ce n’est pas ce que tu demandes. Je voulais simplement dire que j’ai le sentiment d’être trahi par mon meilleur ami.
J’ai toujours été fan de Sony : pas seulement pour les jeux vidéo, mais aussi pour les systèmes audio, les DVD, les CD, les MiniDisc, les Blu‑ray… Et c’est terrible de savoir que tout cela va disparaître, simplement parce que les industriels veulent nous pousser vers les abonnements, pour que nous ne possédions plus rien, afin que tout passe par les plateformes de streaming.
Je suis un collectionneur, un amoureux de la pop culture. J’adore le cinéma, et pour moi le prêt d’un film est un geste profondément significatif. Combien de fois ai‑je prêté des films à des amis, souvent des œuvres chinoises ou coréennes inconnues du grand public.
Alors oui, j’ai l’impression que mon meilleur ami m’a trahi.
Sony, ceux qui ont inventé le Walkman, veulent maintenant me retirer les jeux vidéos après cela sera les Blu‑ray…
Que faire face à ces multinational ?
L'abonnement est une honte pour la culture. Il est hors de question que je participe a ça ! Même si je le fais déjà avec Netflix et youtube Music.
Mais quand j'aime un album j'achète le vinyle (ouais je suis encore plus vieux que toi !)
J'avais aussi envie de réagir "à chaud" à ce triste sujet d'actualité en l'attaquant sous un angle particulier qui me tenait à coeur (le partage !). Et c'est aussi une façon de préparer le prochain podcast (que l'on enregistre demain) où l'on va parler de la disparition prochaine et probable du jeu physique sous de nombreux angles !
PS : j'ai aussi une petit collec de vinyles ! Le physique est en train de revenir "en force" depuis quelques années... Je pense que Sony a une nouvelle su "lire l'air du temps" comme avec sa décision de se concentrer sur les jeux Game as a Service...
Un mercredi comme un autre en 1983 en Normandie, j'ai 11 ans et ma mère me dépose chez un copain de classe, JP. Je débarque chez lui armé d'un joystick et de mes jeux Atari 2600. Un autre copain nous rejoins lui aussi avec ses jeux et nous passons tout l'après-midi à jouer. Avant de rentrer, j'ai emprunter à PJ Galaxian et à Olivier son Basketball. En échange mon Enduro et mon Wizard of Wor ont trouvés une nouvelle maison pour la semaine à venir. Bon les gars, ma mère est là, je rentre à la semaine prochaine chez moi !! C'était une bonne manière de jouer à pleins de jeux vu que sur un an on avait droit à 2 ou 3 jeux pour noël et l'anniversaire.
Des échanges sur Atari 2600 ! Difficile de faire plus "vintage" ;-)
Très pratique en effet d'avoir des amis possédant la même machine pour se prêter des jeux ! Autour de 10 / 11 ans, je n'avais pas encore de machine de jeux familiale (elle arrivera en 85, avec le MSX) mais je jouais déjà chez des amis et dans mes souvenirs on se prêtait aussi des "Game & Watch" (les officielles Nintendo et les autres !).
Oui aussi les G&W, j'avais eu au noël de l'entreprise de mon père (l'EDF pour ne pas la citer) un G&W, la chasse aux corbeaux de chez Bandai. Je me souviens l'avoir prêté contre le Donkey Kong (orange) et aussi le Oil Panic. Mais le prêt le plus marquant pour moi s'est passé sur C64, j'ai échangé une compilation "They Sold a Million 2" contre "Sid Meier's Pirates!", un des jeux les plus importants de ma vie de joueur. Et bien ce jeu je l'ai toujours, il est en bonne place dans mes étagères depuis Août 87.
Merci une nouvelle fois de plus pour cette newsletter qui nous permet de replonger dans nos souvenirs de jeux vidéo.
Mon plus vieux souvenir de prêt de jeux vidéo, c’est un collègue à mon père qui lui prêtait son atari 2600 avec Seaquest et Space Invaders pendant quelques soirées régulièrement. J’étais vraiment super jeune et c’est sans doute un de mes premiers souvenirs de jeu vidéo, c’est resté gravé dans ma mémoire.
Ensuite c’est lorsque j’ai eu ma première console, une NES avec Super Mario Bros et Duck Hunt, un copain m’avait prêté tout un tas de jeu c’était incroyable, dans mes souvenirs il y avait Tetris, McDonaldland, les tortues Ninja et Tic et Tac. Je n’en revenais pas qu’il me prête autant de jeux.
J’ai aussi eu aussi énormément de prêts de jeux sur PlayStation. Tellement que pour certains jeux je ne me rappelle même plus si je les ai possédés ou si on me les a juste prêtés. Les plus marquants sont Resident Evil 2 qu’un ami bien plus âgé que moi m’avait prêté en 2 fois, d’abord le premier CD pour voir si ça me plaisait et ensuite le deuxième CD pour faire la partie avec Claire, c’était mon premier Resident Evil, on le faisait à deux avec un autre copain, ce jeu nous avait fasciné.
Et pour terminer, un de mes jeux préférés, Final Fantasy 7 que je n’ai possédé que bien plus tard, mes deux premiers runs étaient grâce à des prêts de deux amis différents. Je me rappelle encore la première fois que je l’ai lancé, j’étais revenu chez moi avec ce jeu et je suis resté devant l’écran titre avec les crédits qui défiler, à écouter la musique, mon premier FF et sans aucun doute le plus marquant.
Tant de souvenirs gravés à vie ( comme sur un support physique ou presque 😉) et encore on ne parle que de jeux vidéo, il y a autant d’anecdotes sur des prêts de livres, d’albums de musique, ou de films.
Le support physique et le prêt, à jamais dans mon cœur❤️😁!
Comme toi, j'ai été surpris d'avoir des difficultés à me souvenir de jeux précis que l'on m'a prêté. Tout se mélange dans ma tête, tant les jeux passaient de main en main. On se prêtait sans arrêt des jeux durant mon adolescence, et je continue encore aujourd'hui ! Pareil pour les livres et surtout les BD. C'est d'autant plus précieux quand tu habites dans un pays étranger et que l'accès à des lectures en français est tout de suite moins évident. Du coup, dès que je rentre de France avec des BD, je m'assure de les faire tourner pour qu'un maximum de personnes en profitent ! Grâce à Marc (de Pixel Bento) j'ai lu Shin Zero, Demon Days ou encore Void Rivals, grâce à Mathieu (de Mensetsu) j'ai récemment dévoré Silent Jenny, grâce à Julien (un pote artiste) j'ai enfin lu Transperceneige, et grâce à Camille (un pote qui bosse dans le JV à Tokyo) j'ai suis tombé en pâmoison devant l'incroyable Rusty Brown de Chris Ware... Et je me suis depuis acheté la plupart de ces BD pour pouvoir les partager et les offrir à mon tour ! Le physique forever ❤️😁! ;)
C’est toujours ce que je dis, la culture amène à la culture, c’est un cercle vertueux. Même si notre premier contact avec une œuvre ou un auteur n’est pas issu d’un achat, le fait d’avoir reçu ce morceau de culture par partage amènera plus tard à coup sûr à un achat pour cette même œuvre ou pour une autre œuvre du même auteur et cela nous ouvrira même peut être à nous intéresser à d’autres œuvres du même genre. Ce que PlayStation a tant défendu par le passé et ce qui a fait sa force et son succès est en train de disparaître et c’est impossible de savoir l’impact que cela aura sur l’industrie.
100% sur la même longueur d'onde que toi. Le partage est définitivement la force qui anime ce "cercle vertueux culturel". Et le partage peut prendre de nombreuses formes, celle du prêt bien sûr, mais aussi du cadeau ou d'un simple conseil. L'idée est d'éveiller la curiosité et de donner envie de découvrir une oeuvre culturelle qui à son tour éveillera chez l'autre des envies d'en savoir plus, de sortir de sa zone de confort, de s'enrichir culturellement, et sans doute aussi le désir de partager à son tour. La culture est une incroyable force positive :)
Zelda 3 sur snes. J'étais dans un “centre aéré” avec une partie jeu vidéo où on pouvait emprunter des jeux. Je ne connaissais pas du tout et ce fut mon premier rpg. La claque absolue et comme on ne pouvait les garder que 3 jours, autant dire que je n'ai pas beaucoup dormi ^^
Sans la possibilité de prêter des jeux il va falloir se limiter au maximum dans le choix des jeux. Le budget n'étant pas extensible à l'infini. Ils vont s'en mordre les doigts…
Je pense comme toi que cette décision ne présage rien de bon pour l'avenir de Sony PlayStation, qui se tire probablement une balle dans le pied sans en avoir la moindre conscience, les décisionnaires étant pris dans une ivresse capitaliste qui les amènent à multiplier les mauvaises décisions depuis des années.
A Link to the Past en 3 jours ! Je ne sais pas jusqu'où tu as réussi à aller mais ça a du en effet être un sacré souvenir. Je l'ai refait il y a quelques mois pour préparer un podcast Pixel Bento sur les 40 ans de la franchise et il n'a pas pris une ride ! J'ai d'ailleurs toujours une version physique avec moi (Super Famicom) dont il faut que je change la pile (pour les sauvegardes) :)
Ah oui quand même ! Vous aviez super bien avancé ! Vous aviez pu récupérer le même jeu avec votre précédente sauvegarde ? Ou il a fallu repartir de zéro pour le finir ?
Merci pour l'article ! Encore une fois, je ne peux qu'être d'accord à 100% avec toi : la transmission, c'est fondamental et le prêt en est une courroie essentielle, malheureusement vouée à disparaître, précipitée dans l'abime par des acteurs qui ont plus de considération envers leurs actionnaires qu'envers leurs consommateurs.
J'en profite pour citer une forme de prêt rarement mentionnée : les médiathèques! Beaucoup font un taf incroyable pour l'explication et l'utilisation du jeu vidéo dans des ateliers animés par des gens passionnés et dévoués à la transmission, c'est leur métier ! Fort logiquement, on peut donc souvent emprunter des jeux en médiathèque, du récent et parfois même du rétro !
Et donc, pour citer un jeu emprunté qui m'a marqué, je dirais Silent Hill F, que j'ai emprunté à ma médiathèque. Et comme je n'ai pas eu le temps de le finir dans le délai imparti pour le prêt, j'ai fini par l'acheter ! Preuve que le prêt n'est pas nécessairement néfaste économiquement parlant, ça peut même être le contraire.
Mais bien sûr qu'un jeu que tu vas emprunter à un ami ou à une médiathèque (100% d'accord avec toi sur leur importance primordiale dans la culture pour toutes et tous), et pour lequel tu vas craquer, à toutes les chances d'être acheté dès que tu peux te le permettre ! Le prêt est non seulement un vecteur potentiel de ventes mais il permet en plus de créer de nouveaux "consommateurs" ! Supprimer les boîtes est une vision tellement court-termiste qu'on se demande parfois si les décisionnaires de ces grosses compagnies, à force d'avoir la tête dans les fichiers Excel, ont encore la capacité à lever les yeux pour voir la "big picture"...
Les chevaliers de Baphomet, prêté par une copine de classe. Comme tu le décris dans l’article, c’était un beau moment de « Attends tu connais pas ? C’est génial, je te le prête ».
C’était mon tout premier point and click et une expérience dont je me souviendrai toujours.
PS: bien joué le petit taquet à Sony à la fin 🫡
Pour moi, le prêt physique n'existe plus depuis 20 ans car mes potes joueurs sont éparpillés dans toute la France alors que mes amis les plus proches géographiquement ne sont pas du tout joueurs.
Le prêt reste donc un souvenir important des années 8/16 bits, entre échange dans la cour de récré ou lors des après-midi chez les copains. Mon souvenir le plus marquant remonte à l'été 1993 (je crois) où j'avais échangé mon Batman Animated Series sur Game Boy avec Mystic Quest. Échange effectué au dernier jour du collège et qui s'achèverait au premier jour de la rentrée, quasiment deux mois plus tard. L'échange a clairement été en ma faveur car Mystic Quest méritait bien plusieurs semaines pour se savourer alors que le Batman, d'une difficulté abominable, pouvait être abandonné en une après-midi.
J'ai adoré Mystic Quest, au point de l'emmener avec moi chez des amis pour le leur faire découvrir aussi. Seul et unique gros point noir : le jeu ne disposait que de deux alors de sauvegarde. Et l'ami qui me l'avait prêté m'avait demandé de ne surtout pas toucher à son slot. Je devais donc jouer sur un seul slot et c'est là qu'il y a failli avoir une catastrophe. Lors d'un après midi chez un copain, en lui montrant le jeu, je lui dit qu'il peut y jouer mais qu'il ne doit surtout pas toucher à la save du propriétaire du jeu. Quand je récupère le jeu en fin d'après-midi, mon copain m'a laissé dans une situation inextricable : le héros avec un point de vie dans la salle d'un boss (et oui, on pouvait même sauvegarder en plein combat). Complètement bloqué (impossible de revenir en arrière dans cette séquence du jeu), sans objet de soin ... L'enfer !
J'ai passé ma soirée à tenter de battre le boss sans me faire toucher ... Et j'y suis arrivé.
Mystic Quest est un jeu merveilleux mais cette anecdote me le rend encore plus particulier à mon coeur.
Avec la décision récente de Sony d'arrêter le support physique, c'est toute une nouvelle génération de joueurs et joueuses qui sera privée de ce genre d'incidents anecdotiques qui font pourtant aussi partie de notre expérience en dehors d'un jeu.
Merci pour les newsletter toujours agréables à lire et pour les podcasts qui accompagnent mes balades en bord de mer.
Bonjour,
J'ai adoré ton anecdote sur la sauvegarde Mystic Quest, merci de l'avoir partagée !
Mortelle cette anecdote !! Superbe histoire de sauvegarde aussi (souvenir du Take de Marc dans le podcast #61 (https://www.thierryfalcoz.fr/p/lours-et-la-save-dans-le-jeu-video), totalement liée au jeu physique.
Ce genre de mésaventures teintées de stress aboutissant finalement à un souvenir de win totale fait définitivement partie de la saveur unique du format physique.
Prêter ses jeux vidéos? Tel est mon dilemme
Merci encore pour cette infolettre qui aborde un thème se prêtant à faire rejaillir des souvenirs du passé et à les analyser. Je pense qu’il s’agit de mes newsletter préférés car je les commente à chaque fois.
Mon rapport au prêt de jeux vidéo est doublement compliqué. Je n’aime pas prêter mes jeux vidéo et je n’apprécie pas les jeux que l’on me prête autant que si je les avais achetés moi-même.
J'ai pourtant moi-aussi connu cette époque bénie du voisin qui possédait énormément de jeux sur NES quand je n’en possédais que 2 (Super Mario Bros 2 et Zelda II Adventure of Link). J’ai pu découvrir Aladdin, MacdonaldLand, Super Mario Bros et Duck Hunt, Tortues Ninja et probablement d’autres dont j’ai oublié l”existence).
Je dois à ce voisin qui a déménagé à la fin des années 90 d’avoir nourri ma curiosité qui s’est ensuite transformée en passion avec la PlayStation.
Je reste cependant très précautionneux de mes jeux et de mes consoles d’où la difficulté de faire confiance aux autres. Le fait de retrouver mon exemplaire tout neuf de Devil May Cry sur le parquet d’un ami à qui je l’avais prêté m’a dissuadé de renouveler l’expérience. Les microrayures sur le DVD sont toujours présentes et me rappellent cet épisode malheureux. Je n’ai plus prêté de jeux après l’époque de la PS2 car je ne supportais pas l’idée de retrouver le jeu dans un état dégradé.
Plus étonnant, j’apprécie moins un jeu que l’on m’a prêté. Il y a cette idée qu’il faut le faire pour ensuite le rendre ce qui crée un sentiment d’obligation d’y jouer. Cet ami peu précautionneux de ses jeux et de ceux des autres, prêtait sans problème les très nombreux jeux qu’il achetait (1 à 2 par mois). Je me suis retrouvé avec son exemplaire de “Prince of Persia les Sables du Temps” avec un délai de 2 à 3 semaines avant de le lui rendre. Et j’ai repoussé l’essai du jeu jusqu’au dernier weekend. Y jouer fut une corvée car il y avait ce sentiment d’obligation et de pression à le finir pour le rendre. Il m’est rapidement tombé des mains et je n’y ai pris aucun plaisir. Pourtant, je l’ai racheté sur GameCube à 10€ quelques mois après et cette deuxième tentative, libérée de toute contrainte, fut la bonne. Les sables du temps est un grand jeu qui m’a profondément marqué et qui reste encore aujourd’hui une expérience importante dans ma vie de joueur.
C’est à ce moment que j’ai compris que dès lors qu’une contrainte s’imposait, je ne prenais aucun plaisir à lire un livre ou à jouer à un jeu.
C’était déjà la raison pour laquelle je n’aimais pas les livres que l’on devait lire à l’école ou au collège. C’est la raison pour laquelle, il m’est difficile d’emprunter un livre dans une bibliothèque : avoir un temps limité et contraint pour le lire.
Je préfère acheter un objet culturel et le découvrir à mon rythme même si cela prend des mois ou des années. Ma “pile of shame” est énorme mais c’est la mienne, achetée avec mon argent et je ne dois rien rendre à personne; je peux prendre mon temps (voir le bas du commentaire pour une nouvelle réflexion sur ma pile of shame)
En conséquence, ma pratique du jeu vidéo est exclusivement basée sur mes achats depuis près de 20 ans. C’est pas internet et la presse que je me tiens informé et que j’essaie de découvrir de nouveaux jeux.
Je discute jeu vidéo avec des collègues de travail dont certains que je considère comme mes amis, mais je décline toujours quand on me propose de me prêter un jeu et je n’en propose jamais.
Cette infolettre et les commentaires m’amènent enfin à faire dévier la discussion vers une deuxième : parmi les jeux que l’on vous a prêté ou que vous avez prêté; lesquels ne vous a-t-on jamais rendu et lesquels n’avez-vous jamais rendu ?
Il est temps d’avouer nos méfaits. Je commence en avouant n’avoir jamais rendu Aladdin et McDonaldLand sur NES à ce voisin qui me les avait prêté avant qu’il ne déménage.
PS : Je me permets de dévier sur une autre discussion. Cette pile of shame semble chez moi devenir un bastion de réconfort face à la morosité ambiante dans le monde du jeu vidéo. Face aux décisions purement économiques de Sony et de Microsoft, ainsi que d’autres éditeurs; il me semble de plus en plus important de ne plus soutenir leurs pratiques en achetant leurs jeux. Certains répondront que boycotter un jeu c’est sanctionner les développeurs plus que l’éditeur, mais je leur répondrai que même en achetant leur jeu, les développeurs se font maltraiter puis renvoyer.
En refusant de jouer le jeu des éditeurs à partir de 2026, je me recentre sur les petits développeurs indés et sur ma pile of shame. Je me permets même de regarder en arrière et de voir tous ces jeux au format physique que je n’ai pas acheté et que je pourrais acheter pour les découvrir.
Ce qui fait que je reste calme face aux décisions capitalistes des grands groupes, c’est que je peux très bien arrêter aujourd’hui d’acheter les nouveautés AAA pour me concentrer sur la période 1986-2026 et avoir de quoi jouer jusqu’à la fin de mes jours sans aucun problème.
Très beau billet et c’est vrai, la partie peur du prêt car peur de savoir comment la personne va en prendre soins. Ça a toujours été une crainte. Et dans les 2 sens aussi.
Chouette souvenir du moment où avec un ami qui avait la N64 et moi la PsOne, on s'est échangé nos consoles et nos jeux pour tester chacun la console de l'autre pendant plusieurs semaines
J'ai pu découvrir Mario 64, Ocarina of Time, Goldeneye et tous les classiques de cette façon, pour pas un rond !
Le swap de consoles avec une sélection de jeux c'est quand même bien cool !! à défaut de pouvoir se prêter des jeux, c'est vrai qu'on pourra encore se prêter des consoles avec plein de jeux installés dessus :p
Y a encore ça de possible oui
Après niveau demat je pense à Steam qui a une fonction Famille pour pouvoir jouer aux jeux que d'autres personnes ont acheté, c'est une super idée et je prie pour que ça ne saute pas de Steam parce que c'est une super feature pour se "prêter" des jeux
Oui... MAIS. Comme c'est aussi le cas sur Switch, limiter le prêt à la famille (avec des places limitées pour celle-ci) est vite frustrant et empêche le prêt "spontané" (mon préféré). Donc c'est cool, bien sûr, mais pas suffisant je trouve.
Oui clairement, la possibilité de prêter à qui on veut avec le disque ça reste super important
Surtout quand on voit le prix de certains gros jeux solo
J'ai plus prêté de jeux qu'emprunté mais oui, je me souviens de cet été-là… je devais avoir 13 ou 14 ans et j'étais parti 1 semaine chez ma grand-mère.
Mon cousin avait aussi une SNES et il m'avait prêté Illusion of Time ou Mystic Quest.
Le problème est que je partais le lendemain.
Maintenant je sais qu'ils sont courts pour des RPG mais ça reste environ 20h de jeu.
Je n'ai bien sûr pas passé une nuit blanche dessus mais presque et… je n'ai pas eu le temps de le finir, malheureusement !
Un pote de mon frangin nous avait prêté Skyblazer(Karuraou -迦楼羅王)sur super nes. J'en ai un souvenir vraiment grandiose sans avoir pu y retoucher depuis. Les souvenirs sont flous avec le temps et chaque voyage au japon m'éloigne un peu plus de ce jeu. En effet je le croise à chaque fois en vitrine pour un prix qui a bien fait x5 en 10 ans. Et comme tu l'expliques dans ton article, pas évident de sortir une grosse somme quand on est pas certains d'être satisfait. Je me demande à quel point mes souvenirs d'enfances embellissent ce jeu qui a probablement vielli.
Aah mais pareil. Un pote m’avait aussi prêté Skyblazer et je l’avais fini la journée, car j’étais malade ce jour là. Bien sûr au lieu de se reposer, la console avait chauffé toute la journée. 😁
Quel jeu.
Le jeu vidéo est le meilleur des remèdes, c'est bien connu ;-)
Pour ma part c'est un prêt de jeu qui a défini le type de joueur que je suis devenu. Mon ami Pascal m'avait prêté Batman the Movie sur Atari ST (on avait 10 ans lors de cette histoire). Le troisième niveau était complètement infâme, basé sur un jeu de réflexion hyper punitif et limité en temps. Il avait dû réussir à le passer une ou deux fois à peine. Une semaine plus tard je lui rendais le jeu à son grand étonnement,
en lui disant qu'il était un peu court . Il me demanda alors comment j'avais réussi à finir le jeu si vite avec ce troisième niveau limite aléatoire dans sa résolution. Et je lui répondis "ben j'ai utilisé le code pour passer les niveaux". Un cheat code (que j'avais sans doute trouvé dans un magazine) permettait d'avoir les vies infinies et passer au niveau suivant en appuyant sur F10.
À ma grande surprise il me répondit à son tour "si tu triches encore une fois dans un jeu, je ne t'en prêterai plus jamais". C'est un ami que j'estime beaucoup et qui m'a toujours épaté par son habileté dans les jeux. C'est grâce à sa menace que j'ai compris qu'on ne devenait bon aux jeux qu'en y jouant vraiment. Cette histoire m'a complètement traumatisé au point de ne jamais utiliser même des savestates.
Merci Pascal, grâce à toi je suis devenu un passionné acharné et exigeant plutôt qu'un simple amateur.
Pascal pourrait faire le sensei dans un anime ! ;)
Ne pas céder à la facilité, bosser pour s'améliorer... ce sont en effet des valeurs positives que l'on peut apprendre à travers le jeu vidéo et les bonnes rencontres.
Ceci dit, pour la défense des save states - qui se tapent une sale réputation ! - celles-ci peuvent aussi être utiles pour apprendre, s'entraîner et s'améliorer en optimisant son temps ! Dans le milieu du shoot'em up par exemple, l'absence de save state (ou au minimum de niveaux et checkpoints sélectionnables) est aujourd'hui considérée comme un gros point négatif. Pour tenter de 1CC (finir un jeu avec un seul continue) un bullet hell CAVE par exemple, il est nécessaire de refaire encore et encore des sections particulières d'un niveau afin d'apprendre la "bonne route" et de tenter des trucs sans devoir se retaper toutes les sections déjà maîtrisées !
Je sais que je suis un peu hors sujet, et je comprends bien pourquoi tu as donné cet exemple, mais je tenais tout de même à faire un petit geste pour la réputation des save states :p En revanche, utiliser cette fonction pour finir un jeu sans jamais chercher à y jouer vraiment, pour ensuite dire "je l'ai fini sans problème", est à mon sens problématique et néglige une partie essentielle du plaisir lié au jeu vidéo : celui de surmonter un challenge, de s'améliorer, et de réussir ce qui nous a un temps paru comme "impossible" ;)
On aura très bientôt l’occasion de revenir sur cette annonce choc, de débattre de la fin d’une ère ô combien réjouissante, d’évoquer l’amour de la collection ou encore de parler de cette trahison impardonnable.
La PlayStation… Toi, MA première console. (Eh oui, objectivement, la Master System appartenait à mon grand frère, même si j’y ai bien plus joué que lui et que c’est elle qui m’a inoculé ce virus que tant d’entre nous ont attrapé.) Toi, la PlayStation reçue à Noël 1997, dans une joie que je n’oublierai jamais. Toi, la console à laquelle je suis resté le plus fidèle. Mince, quoi… quel coup de poignard dans le dos.
Et comment, après la lecture de ce billet d’humeur dans lequel on se reconnaît tous, ne pas avoir la gorge nouée ? Comment ne pas repenser à ces belles années de partage, à ces débats interminables autour du jeu dont toute ma bande parlait ? La liste des jeux prêtés et empruntés, surtout à l’époque de la PS1 et de la PS2, est interminable et m'emplit d'une douce nostalgie.
Mais ce qui est finalement le plus réconfortant, c’est de se dire que cette saveur du partage n’était pas qu’un plaisir lié à l’enfance. Elle traverse les générations, tant que l’on n’a pas complètement basculé dans les rangs du full dématérialisé...
Je ne te remercierai jamais assez de m’avoir prêté Mario Odyssey dès que la Switch est arrivée chez moi. Quelle claque. Un séjour avec de longs trajets en train qui s’annonce ? Tu réponds présent en me prêtant New Super Mario Bros. U Deluxe. Finalement, plus que jamais ces dernières années, en écho à mes débuts de joueur, ont été synonymes de prêts. Que de découvertes. Que de plaisir.
Alors, me dire que tout cela pourrait disparaître, avec tant d'autres petits bonheurs intimement liés au support physique, me rend profondément triste.
Je chérirai donc précieusement ma boîte de The Last of Us II pour te la prêter un jour.
Merci Julien !! Pouvoir se prêter des jeux est tellement important... J'espère pour les prochaines générations que quelques irréductibles (Nintendo ?) continueront encore longtemps le physique. Les Game-Key Cards ne sont pas si mal finalement... Certes elles ne fonctionneront sans doute plus dans 20 ans, mais au moins, on peut se les prêter aujourd'hui.
L'annonce de Sony sonne le glas d'une ère de partage videoludique, une page se tourne tristement.
Les générations futures ne connaîtront pas le plaisir simple de partager le jeu video. Mettre le jeu master system Tom & Jerry dans son cartable en douce le matin, revenir le soir avec Asterix après un discret échange dans la cours de récré! J'ai decouvert moultes jeux grâce au prêt, d' Action Fighter sur SMS, à Final fantasy VIII sur PS1(qui me fera acheter le IX plus tard, 2 jeux auxquels je n'aurais peut être jamais joués car le tour par tour ne m'inspirait pas), Quackshot et Soleil sur MD (dont on a parlé et que tu m'as dit vouloir faire cette année ^^) Mischief Makers sur N64, les 2 premiers resident evil sur PS1, ou plus récemment RE requiem et Astrobot sur PS5, et bien d'autres. Et bien souvent, ces prêts n'étaient même pas sollicités, mais découlaient naturellement de l'expérience partagée d'un ami qui se concluait par cette volonté de faire découvrir une œuvre appréciée. "Faut que tu le fasses, il est trop bien. Je te le ramène demain".
Pensée émue pour ce pote tête en l'air et bordélique à qui j'avais prêté The Legend of Zelda Majora's Mask sur N64, et qui me rendit, une paire d'années plus tard (j'avais presque oublié) la belle boîte cartonnée... mais avec la mauvaise cartouche dedans, un Zelda Ocarina of Time! Il ne retrouva jamais mon Major's mask, je ne le revis jamais. Il m'avouera des années plus tard qu'il l'avait prêté à quelqu'un un été... qui avait déménagé pour une autre ville lointaine avant de pouvoir lui rendre!
Cette anecdote improbable n'aurait pu exister et devenir cet insolite souvenir sans le jeu "physique".
La rumeur raconte que ma cartouche de Majora s Mask continue d'être partagée à travers le monde depuis plus de vingt ans^^
P.S: Tu as de la chance d'avoir des amis fans de Sega à qui tu peux emprunter les classiques, estime toi heureux!
"Et bien souvent, ces prêts n'étaient même pas sollicités, mais découlaient naturellement de l'expérience partagée d'un ami qui se concluait par cette volonté de faire découvrir une œuvre appréciée."
Voilà... c'est ça le plus important. Et de loin. L'objet physique sert à ça pour beaucoup beaucoup de personnes : au partage. "Tu as de la chance de ne pas l'avoir lu / joué / vu / écouté... tiens, tu me le rends quand tu veux !".
PS : je crois que ton Majora's Mark est passé entre mes mains un jour d'avril 2003. Il est reparti depuis, sa silhouette se découpant sur un coucher de soleil.
PS2 : je suis très heureux de pouvoir emprunter TOUS LES JEUX Sega que je veux sur N'IMPORTE QUELLE CONSOLE Sega ! ça fait presque peur de voir l'incroyable collec de Marc ;-)
Félicitation Thierry, je pense que ce sujet va faire remonter de beaux souvenirs et que tes lecteurs vont réagir à cette invitation. Personnellement j'ai un souvenir très fort car il s'agit à la fois d'un prêt de jeu et de console. En 1996, le vendeur d'une boutique de jeux vidéo qui était installée en bas de chez moi s'était importé la Nintendo 64 américaine à titre personnel. Et le jour où il l'a reçue, ne pouvant pas y jouer le soir même, il me l'a prétée ! POUR UNE NUIT !!!
Etant fan absolu de Super Mario à l'époque, j'étais aux anges. D'ailleurs je me souviens qu'il m'avait aussi prété Pilotwings 64 mais que je n'y ai même pas touché. (hahaha).
Je n'avais pas de téléviseur compatible NTSC donc j'ai du jouer en noir et blanc. Mais qu'importe, j'ai joué toute la nuit à Super Mario 64 et je n'en croyais simplement pas mes yeux. C'était la révolution et j'étais réellement desespéré de ne pas pouvoir y jouer plus longtemps.
Avec la sortie décalée de la console en France par rapport aux Etats-Unis et au Japon, j'ai du attendre plus d'un an pour y jouer de nouveau, cette fois-ci en PAL. Mais quel souvenir ! C'est le prêt de jeux vidéo le plus marquant de ma vie :-)
Le meilleur vendeur de jeu vidéo au monde ! Malheureusement, lui aussi, comme les jeux qu'il vend est en voie de disparition :-(
Jouer toute une nuit à Super Mario 64 en noir et blanc... encore un souvenir unique, qui ne peut exister qu'avec le physique. J'adore.
Hello Thierry
c’est la première fois que je ressens ça en lisant ta newsletter : je ne m’attendais pas à ce qu’elle soit aussi courte… surtout pour un final. "Les gens de chez Sony ne doivent pas avoir beaucoup d’amis".
Je pense qu’il doit y avoir énormément de colère, tout comme moi.
Effectivement, nombre d’objets de la pop culture m’ont été prêtés, offerts, donnés ou échangés au fil des années.
Mais accorde‑moi un hors‑sujet.
je sais que ce n’est pas ce que tu demandes. Je voulais simplement dire que j’ai le sentiment d’être trahi par mon meilleur ami.
J’ai toujours été fan de Sony : pas seulement pour les jeux vidéo, mais aussi pour les systèmes audio, les DVD, les CD, les MiniDisc, les Blu‑ray… Et c’est terrible de savoir que tout cela va disparaître, simplement parce que les industriels veulent nous pousser vers les abonnements, pour que nous ne possédions plus rien, afin que tout passe par les plateformes de streaming.
Je suis un collectionneur, un amoureux de la pop culture. J’adore le cinéma, et pour moi le prêt d’un film est un geste profondément significatif. Combien de fois ai‑je prêté des films à des amis, souvent des œuvres chinoises ou coréennes inconnues du grand public.
Alors oui, j’ai l’impression que mon meilleur ami m’a trahi.
Sony, ceux qui ont inventé le Walkman, veulent maintenant me retirer les jeux vidéos après cela sera les Blu‑ray…
Que faire face à ces multinational ?
L'abonnement est une honte pour la culture. Il est hors de question que je participe a ça ! Même si je le fais déjà avec Netflix et youtube Music.
Mais quand j'aime un album j'achète le vinyle (ouais je suis encore plus vieux que toi !)
Merci
J'essaye de varier un peu les formats ! ;-)
J'avais aussi envie de réagir "à chaud" à ce triste sujet d'actualité en l'attaquant sous un angle particulier qui me tenait à coeur (le partage !). Et c'est aussi une façon de préparer le prochain podcast (que l'on enregistre demain) où l'on va parler de la disparition prochaine et probable du jeu physique sous de nombreux angles !
PS : j'ai aussi une petit collec de vinyles ! Le physique est en train de revenir "en force" depuis quelques années... Je pense que Sony a une nouvelle su "lire l'air du temps" comme avec sa décision de se concentrer sur les jeux Game as a Service...
Alors moi c'est simple, j'avais juste assez d'argent (reçu à Noël) pour m'acheter la Nes, mais sans aucun jeu. 😅
Donc, bien obligé d'emprunter mario, zelda ou encore duck hunt, qui ont été mes 1ers jeux.
Un mercredi comme un autre en 1983 en Normandie, j'ai 11 ans et ma mère me dépose chez un copain de classe, JP. Je débarque chez lui armé d'un joystick et de mes jeux Atari 2600. Un autre copain nous rejoins lui aussi avec ses jeux et nous passons tout l'après-midi à jouer. Avant de rentrer, j'ai emprunter à PJ Galaxian et à Olivier son Basketball. En échange mon Enduro et mon Wizard of Wor ont trouvés une nouvelle maison pour la semaine à venir. Bon les gars, ma mère est là, je rentre à la semaine prochaine chez moi !! C'était une bonne manière de jouer à pleins de jeux vu que sur un an on avait droit à 2 ou 3 jeux pour noël et l'anniversaire.
Des échanges sur Atari 2600 ! Difficile de faire plus "vintage" ;-)
Très pratique en effet d'avoir des amis possédant la même machine pour se prêter des jeux ! Autour de 10 / 11 ans, je n'avais pas encore de machine de jeux familiale (elle arrivera en 85, avec le MSX) mais je jouais déjà chez des amis et dans mes souvenirs on se prêtait aussi des "Game & Watch" (les officielles Nintendo et les autres !).
Oui aussi les G&W, j'avais eu au noël de l'entreprise de mon père (l'EDF pour ne pas la citer) un G&W, la chasse aux corbeaux de chez Bandai. Je me souviens l'avoir prêté contre le Donkey Kong (orange) et aussi le Oil Panic. Mais le prêt le plus marquant pour moi s'est passé sur C64, j'ai échangé une compilation "They Sold a Million 2" contre "Sid Meier's Pirates!", un des jeux les plus importants de ma vie de joueur. Et bien ce jeu je l'ai toujours, il est en bonne place dans mes étagères depuis Août 87.
Bonjour Thierry!
Merci une nouvelle fois de plus pour cette newsletter qui nous permet de replonger dans nos souvenirs de jeux vidéo.
Mon plus vieux souvenir de prêt de jeux vidéo, c’est un collègue à mon père qui lui prêtait son atari 2600 avec Seaquest et Space Invaders pendant quelques soirées régulièrement. J’étais vraiment super jeune et c’est sans doute un de mes premiers souvenirs de jeu vidéo, c’est resté gravé dans ma mémoire.
Ensuite c’est lorsque j’ai eu ma première console, une NES avec Super Mario Bros et Duck Hunt, un copain m’avait prêté tout un tas de jeu c’était incroyable, dans mes souvenirs il y avait Tetris, McDonaldland, les tortues Ninja et Tic et Tac. Je n’en revenais pas qu’il me prête autant de jeux.
J’ai aussi eu aussi énormément de prêts de jeux sur PlayStation. Tellement que pour certains jeux je ne me rappelle même plus si je les ai possédés ou si on me les a juste prêtés. Les plus marquants sont Resident Evil 2 qu’un ami bien plus âgé que moi m’avait prêté en 2 fois, d’abord le premier CD pour voir si ça me plaisait et ensuite le deuxième CD pour faire la partie avec Claire, c’était mon premier Resident Evil, on le faisait à deux avec un autre copain, ce jeu nous avait fasciné.
Et pour terminer, un de mes jeux préférés, Final Fantasy 7 que je n’ai possédé que bien plus tard, mes deux premiers runs étaient grâce à des prêts de deux amis différents. Je me rappelle encore la première fois que je l’ai lancé, j’étais revenu chez moi avec ce jeu et je suis resté devant l’écran titre avec les crédits qui défiler, à écouter la musique, mon premier FF et sans aucun doute le plus marquant.
Tant de souvenirs gravés à vie ( comme sur un support physique ou presque 😉) et encore on ne parle que de jeux vidéo, il y a autant d’anecdotes sur des prêts de livres, d’albums de musique, ou de films.
Le support physique et le prêt, à jamais dans mon cœur❤️😁!
Comme toi, j'ai été surpris d'avoir des difficultés à me souvenir de jeux précis que l'on m'a prêté. Tout se mélange dans ma tête, tant les jeux passaient de main en main. On se prêtait sans arrêt des jeux durant mon adolescence, et je continue encore aujourd'hui ! Pareil pour les livres et surtout les BD. C'est d'autant plus précieux quand tu habites dans un pays étranger et que l'accès à des lectures en français est tout de suite moins évident. Du coup, dès que je rentre de France avec des BD, je m'assure de les faire tourner pour qu'un maximum de personnes en profitent ! Grâce à Marc (de Pixel Bento) j'ai lu Shin Zero, Demon Days ou encore Void Rivals, grâce à Mathieu (de Mensetsu) j'ai récemment dévoré Silent Jenny, grâce à Julien (un pote artiste) j'ai enfin lu Transperceneige, et grâce à Camille (un pote qui bosse dans le JV à Tokyo) j'ai suis tombé en pâmoison devant l'incroyable Rusty Brown de Chris Ware... Et je me suis depuis acheté la plupart de ces BD pour pouvoir les partager et les offrir à mon tour ! Le physique forever ❤️😁! ;)
Le tome 2 de Shin Zero. 😍😍😍
J’espère que tu l’as lu !
Pas encore ! Je vais me le prendre en France cet été ;-)
Un de tes petits rituels. 😁
C’est toujours ce que je dis, la culture amène à la culture, c’est un cercle vertueux. Même si notre premier contact avec une œuvre ou un auteur n’est pas issu d’un achat, le fait d’avoir reçu ce morceau de culture par partage amènera plus tard à coup sûr à un achat pour cette même œuvre ou pour une autre œuvre du même auteur et cela nous ouvrira même peut être à nous intéresser à d’autres œuvres du même genre. Ce que PlayStation a tant défendu par le passé et ce qui a fait sa force et son succès est en train de disparaître et c’est impossible de savoir l’impact que cela aura sur l’industrie.
100% sur la même longueur d'onde que toi. Le partage est définitivement la force qui anime ce "cercle vertueux culturel". Et le partage peut prendre de nombreuses formes, celle du prêt bien sûr, mais aussi du cadeau ou d'un simple conseil. L'idée est d'éveiller la curiosité et de donner envie de découvrir une oeuvre culturelle qui à son tour éveillera chez l'autre des envies d'en savoir plus, de sortir de sa zone de confort, de s'enrichir culturellement, et sans doute aussi le désir de partager à son tour. La culture est une incroyable force positive :)
Zelda 3 sur snes. J'étais dans un “centre aéré” avec une partie jeu vidéo où on pouvait emprunter des jeux. Je ne connaissais pas du tout et ce fut mon premier rpg. La claque absolue et comme on ne pouvait les garder que 3 jours, autant dire que je n'ai pas beaucoup dormi ^^
Sans la possibilité de prêter des jeux il va falloir se limiter au maximum dans le choix des jeux. Le budget n'étant pas extensible à l'infini. Ils vont s'en mordre les doigts…
Je pense comme toi que cette décision ne présage rien de bon pour l'avenir de Sony PlayStation, qui se tire probablement une balle dans le pied sans en avoir la moindre conscience, les décisionnaires étant pris dans une ivresse capitaliste qui les amènent à multiplier les mauvaises décisions depuis des années.
A Link to the Past en 3 jours ! Je ne sais pas jusqu'où tu as réussi à aller mais ça a du en effet être un sacré souvenir. Je l'ai refait il y a quelques mois pour préparer un podcast Pixel Bento sur les 40 ans de la franchise et il n'a pas pris une ride ! J'ai d'ailleurs toujours une version physique avec moi (Super Famicom) dont il faut que je change la pile (pour les sauvegardes) :)
On s'était arrêté au dernier donjon avec mon pote. On a dû attendre 2 semaines avant de pouvoir l'emprunter de nouveau.. et le terminer !
Ah oui quand même ! Vous aviez super bien avancé ! Vous aviez pu récupérer le même jeu avec votre précédente sauvegarde ? Ou il a fallu repartir de zéro pour le finir ?
C'est là que c'est fun... D'autres enfants avaient emprunté le jeu en effaçant les sauvegardes 🥲
😂 Un problème qui n'existe plus aujourd'hui !
Mais une sauvegarde effacée sur une cartouche est aussi une bonne excuse pour reterminer le jeu :p
Merci pour l'article ! Encore une fois, je ne peux qu'être d'accord à 100% avec toi : la transmission, c'est fondamental et le prêt en est une courroie essentielle, malheureusement vouée à disparaître, précipitée dans l'abime par des acteurs qui ont plus de considération envers leurs actionnaires qu'envers leurs consommateurs.
J'en profite pour citer une forme de prêt rarement mentionnée : les médiathèques! Beaucoup font un taf incroyable pour l'explication et l'utilisation du jeu vidéo dans des ateliers animés par des gens passionnés et dévoués à la transmission, c'est leur métier ! Fort logiquement, on peut donc souvent emprunter des jeux en médiathèque, du récent et parfois même du rétro !
Et donc, pour citer un jeu emprunté qui m'a marqué, je dirais Silent Hill F, que j'ai emprunté à ma médiathèque. Et comme je n'ai pas eu le temps de le finir dans le délai imparti pour le prêt, j'ai fini par l'acheter ! Preuve que le prêt n'est pas nécessairement néfaste économiquement parlant, ça peut même être le contraire.
Mais bien sûr qu'un jeu que tu vas emprunter à un ami ou à une médiathèque (100% d'accord avec toi sur leur importance primordiale dans la culture pour toutes et tous), et pour lequel tu vas craquer, à toutes les chances d'être acheté dès que tu peux te le permettre ! Le prêt est non seulement un vecteur potentiel de ventes mais il permet en plus de créer de nouveaux "consommateurs" ! Supprimer les boîtes est une vision tellement court-termiste qu'on se demande parfois si les décisionnaires de ces grosses compagnies, à force d'avoir la tête dans les fichiers Excel, ont encore la capacité à lever les yeux pour voir la "big picture"...